AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partager | 
 

 Rez-de-Chaussée. Atrium...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Eurora
VIP
Ancien Admin'



Féminin Nbr. de messages: 7313
Spécialité(s) et emploi(s): Permis de Transplanage
Animagus : Louve Grise
Occlumens

- Chercheuse (Spec. Animagus)

MessageSujet: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Jeu 11 Mar - 23:16

    [Sujet autorisé par moi-même. =) Les deux sujets ne pouvant correspondent en rien, je crois qu'il est légitime d'ouvrir un autre sujet x) ]



    &&


    [ PV Jensen Skywolf... ]


    « Un revenant… Parmi les vivants…
    L’Espoir m’habitait il y a un temps,
    Mais m’a quittée il y a longtemps…
    Après tout ce temps cependant…
    Tu réapparais soudainement…».



« Retrouvailles…
Tiens tiens mais qui voilà ? »



    ##Eurora avait passé presque toute la nuit au-dehors, en compagnie d’Oeil-de-Nuit, du moins une bonne partie de la nuit. Certes, sa journée était longue, elle avait énormément de boulot mais bizarrement ses escapades nocturnes de quelques heures avant de revenir se coucher ne la fatiguait pas plus que cela. Bien au contraire, elle se sentait véritablement revivre le temps de quelques heures. Elle semblait moins pâlotte, avait davantage de couleurs même s’il ne fallait toutefois pas trop en demander n’est-ce pas … ? Quoiqu’il en soit, Œil-de-Nuit avait une autre philosophie de la vie, une autre vision qui plaisait à Eurora… Et puis, cela faisait du bien à tout un chacun de se retrouver un peu seul, à réfléchir… Et toujours par-delà les années, Eurora avait été et était toujours une solitaire comme l’on disait. Surtout que depuis qu’elle avait posé ses yeux sur les seules traces de l’existence de sa mère, de ses parents, elle les avait relus au moins une dizaine de fois, espérant peut-être ainsi les faire revivre, espérant peut-être découvrir des mots cachés, des significations dissimulées…
    ##
    Ou espérant peut-être remonter dans le passé tout cela grâce à une simple photo.
    ##Impossible toutefois, évidemment.
    ##Il ne fallait pas rêver. Et Eurora avait cessé de rêver, à l’exception de lorsqu’elle se transformait en Animagi ; là, elle se sentait tellement plus libre qu’elle pouvait presque se permettre de tout faire, de retrouver un Espoir égaré il y avait longtemps de cela sur les chemins de la Vérité, un Espoir que le Destin lui avait scrupuleusement caché. Elle ne faisait plus autant de ces cauchemars où elle revoyait sa mère…ses parents « tomber ». A croire qu’à présent qu’elle connaissait un peu plus de la vérité, et qu’elle connaissait leur visage plus distinctement, tout ceci la libérait d’un certain poids… Le Passé, plus léger, pouvait la laisser un peu plus respirer avec ce qui lui avait révélé…
    ##A présent qu’elle pouvait conserver sur elle, et le regarder autant qu’elle le voulait, un souvenir de Darla et Jörgen Strassenbald, elle ne cessait de plonger son regard sur chaque détail de la photo, imaginant un instant la vie qu’ils avaient eus, la maison dans laquelle ils avaient vécu, et celle dans laquelle elle avait vécu pendant trois ans…
    ##Cependant, ce n’était évidemment pas pareil que de se souvenir exactement de cette période… Et en cela, Eurora ressentait encore comme un énorme vide en elle.

    ##Cette photo…
    ##Cela lui faisait parfois mal au cœur de les observer ainsi, sans pouvoir retourner le temps, sans pouvoir rentrer dans la photo, les prendre dans ses bras, connaître plus amplement ses parents… Cependant il fallait faire avec ce que l’on avait. Toujours. Jamais elle ne les reverrait, comme tant d’autres personnes qui, à son grand désespoir, semblaient avoir disparu de la circulation… Elle n’avait plus d’Espoir concernant ceci, plus d’Espoir vraiment de les revoir de nouveau…
    ##Depuis longtemps, depuis bien des mois, elle avait abandonné l’Espoir de les revoir…
    ##Il fallait faire avec, continuer à avancer. Et ne pas stagner à la même place. Savait-on jamais… Qu’importe où ils étaient tous, si cela se trouvait, ils ne pensaient plus du tout à leur passé, comme si ce dernier avait tout simplement disparu. Et elle, elle faisait irrémédiablement partie de ce passé révolu. Si cela se trouvait, ils savaient avancer, eux. Sans regarder derrière. Pour quelles raisons donc Eurora avait-elle autant de mal à avancer sans regarder en arrière ?...
    ## Et pour quelle raison aimait-elle se transformer en son Animagi et courir pendant des heures aux côtés d’Oeil-De-Nuit, l’une des seules « personnes » sans doute qui pouvait la comprendre… Tout simplement pour retrouver l’illusion d’une Liberté, d’une légèreté qu’Eurora souhaitait retrouver… Se sentir aussi libre qu’Oeil-De-Nuit se sentait, n’avoir rien à devoir à personne… Se sentir revivre. Oublier tout. Son escapade dans la forêt il y avait de cela quelques jours, lui avait considérablement rendue sa joie de vivre l’espace de quelques heures… Un Espoir vain d’oublier bien que de nouveau en se retransformant, tout revenait alors. Mais le temps de quelques heures, tout devenait si simple.

    ##Eurora s’était pris un jour de congé ce jour-là. Elle pouvait bien se le permettre étant donné toutes les responsabilités qu’elle avait. Le château de Poudlard ne se trouverait pas envahi de Mangemorts en l’espace de quelques heures, ce serait bien étonnant. Qui plus est, elle ne laissait pas le château sans surveillance. Cette journée donc, elle l’avait passée dehors, à se promener dans Londres avec Lohann, Ulann avait également insisté pour les accompagner… Il n’était point sortit depuis longtemps et après beaucoup d’hésitations, elle avait choisi pour emmener Œil-De-Nuit aussi qui, lui, ne la quittait plus. De même qu’elle-même ne la quittait plus… Les deux Inséparables pourrait-on les appeler. Qui plus est, les chiens et les loups ne s’éloignaient pas tellement l’un de l’autre et il pourrait passer dans le pire des cas pour un chien-loup aux yeux des moldus. Et non pour un loup à part entière. Il savait de plus se tenir discret. Et puis, il était tellement craquant qu’on ne pouvait pas lui refuser quoique ce soit voilà ! Lohann l’aimait énormément également. Ils jouaient ensembles pas mal. Ce dernier avait énormément grandi, et ses premiers pas il les avaient fait déjà il y avait trois mois. Seulement, pour plus de crédibilité en-dehors de la vie familiale, mieux valait agir comme si Lohann était un enfant normal de pas même un an, alors qu’il en paraissait trois. D’ailleurs, ses cheveux blonds semblables à ceux de sa mère commençaient à s’obscurcir quelque peu ; son regard n’avait cependant pas changé, en ce qui le concernait et demeurait semblables à celui d’Eurora, qu’elle-même avait hérité de sa mère… Un élément par conséquent à quoi elle tenait énormément.

    ##Elle décida aux environs de quatre heures de l’après-midi alors qu’une douce chaleur début printanière réchauffait l’atmosphère sans toutefois chauffer le sol, de passer faire un tour au ministère afin de rendre une petite visite surprise à Akshay qui devait y être. Le seul problème, c’est qu’elle ignorait que ce serait elle qui aurait une très grande surprise…
    ##Tel est pris qui croyait prendre…
    ##Aussi, la jeune femme, Lohann dans les bras et Œil-de-Nuit et Ulann suivant docilement à ses côtés, traversaient à présent la grande rue de l’autre côté de laquelle se trouvait le bâtiment du ministère, miteux d’extérieur... Oeil-de-Nuit et Ulann demeuraient un peu en arrière comme s’ils craignaient de se faire empêchés d’entrer au ministère, et qu’ils voulaient se cacher derrière Eurora afin d’entrer incognito…
    ##Tous s’immobilisèrent devant la vieille cabine téléphonique donnant accès au ministère… Cependant, un détail alerta Eurora ; c’était très étroit là-dedans et il n’y aurait sans doute pas la place pour tous. Déjà, à deux il fallait la faire… Elle n’avait pas pensé à cela. Avec désolation se lisant dans son regard, Eurora se retourna vers Œil-de-Nuit et Ulann, et à genoux devant eux, elle leur demanda de l’attendre sagement ici. Dans les environs du moins, mais de ne surtout pas s’éloigner de trop.
    ##Ayant vérifié que ses deux compagnons ne la suivaient pas, Eurora entra dans la cabine téléphonique en tenant toujours Lohann. Aussitôt la porte refermée, aussitôt une voix féminine s’adressa à elle, lui demanda quelle était la raison de sa visite. Après avoir épinglé un badge sur sa poitrine, l’ascenseur commença à descendre… sous terre.

    ##Les lumières naturelles s’estompèrent un moment pour laisser place à la lumière artificielle de la cabine téléphonique. La dernière vision qu’Eurora eut, ce fut Œil-De-Nuit qui s’allongeait à deux mètres de la cabine, en chien obéissant, sans bouger ne serait-ce une oreille. Et encore, il était le plus jeune… Au lieu que ce soit Ulann qui s’assagissait au contact du loup encore louveteau, c’était le contraire qui s’effectuait.
    ##Au bout d’un temps qui lui parut long, la cabine se stabilisa ensuite et les portes s’ouvrirent, découvrant alors à sa vue le hall du ministère, tout autant splendide que d’habitude, sans toutefois la surprendre. En effet, la jeune femme traversait depuis tellement de temps ce haut lieu de la communauté magique, qu’elle n’était plus vraiment impressionnée par cela. Son regard était habitué. Bien que toutefois, elle y passait moins de temps depuis qu’elle n’était plus Auror et également depuis la fin de son mandat de magenmage (que ce temps semblait loin…). A présent, c’était sa sœur qui se trouvait peut-être sur l’un des sièges de la salle du Magenmagot, à sa place.
    ##Qu’ils étaient doués dans la famille… x)
    Sortant de la cabine, Eurora traversa le hall d’un pas tranquille, sans soupçonner un instant qu’elle n’était pas si loin que cela de quelqu’un qu’elle avait connu, fût un temps. Plus prêt du moins qu’elle n’en avait jamais été depuis la dernière fois qu’elle l’avait vu.

    ##Quant à la date exacte, elle ne s’en souvenait même plus…
    ##Une éternité tout simplement…

    ##Se découvrant un peu de la cape qui la recouvrait car ici, une chaleur étouffante régnait en plus de celle produite par les gens se pressant dans le hall presque les uns sur les autres, elle s’enfonça parmi la foule, se dirigeant en direction des ascenseurs...



Dernière édition par Eurora le Ven 12 Mar - 14:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://laporteverslapoesie.e-monsite.com/
Jensen Skywolf
Poufsouffle
Poufsouffle


Masculin Nbr. de messages: 288

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Ven 12 Mar - 11:59

Le paysage de Crimée défilait sous les yeux de Jensen alors qu'il rentrait d'une mission d'entraînement matinale. Une brume glacée masquait le relief, mais le jeune pilote et sorcier avait pris l'habitude de la situation, et volait a une altitude élevée, pour garder une importante marge de sécurité. Les turbines de son Kamov 50 sifflaient doucement, comme heureuses de rentrer après ce vol. La machine était solide et fiable, les commandes répondaient parfaitement, et la quantité de kérosène lui aurait permis de parcourir presque trois fois la distance qui le séparait de l'héliport militaire de Sevastopol. Jensen ne pouvait être plus détendu, et il regardait le soleil se lever en déchirant peu à peu le voile blanc qui tentait désespérément de s'accrocher aux collines verdoyantes, aux toits des hameaux.

" Low altitude....low altitude..."

La voix digitale aux timbre féminin retentit dans le cockpit.Le jeune homme se concentra sur le panneau de commande et vérifia son altimètre. Non, tout était normal pourtant. Un dernier contrôle visuel pour être sûr, puis il coupa l'alarme, poursuivant son vol à vitesse de croisière.


" Pull up ! Pull up!"

La voix digitale retentissait plus fort dans les oreilles de Jensen, qui ne comprenait rien a ce qui se passait. Elle lui ordonnait de redresser son appareil, mais il volait en parfaite ligne droite, a altitude constante! Tout en trifouillant le circuit d'alarme pour couper cette fichue voix qui lui cassait les oreilles, il marmonna :

" Il faut que je parle au mécanicien en chef en rentrant, ces plaisanteries vont finir par me faire rentrer dans un arbre tôt ou tard...."

Lorsque que la voix se tue de nouveau, Jensen pu enfin regarder devant lui et pâlit instantanément en voyant surgir une falaise, barrière de roc qu'il ne pourrait jamais éviter même en surpassant les limites de sa machine. Sa dernière heure était venu et ses dernières secondes dans ce monde étaient gâchées par cette fichue voix qui hurlaient :

" EJECT! EJECT! EJECT!"


Jensen se réveilla en sursaut et hurla de douleur au moment où son front rencontra le panneau de contrôle supérieur du cockpit, la voix stridente l'assommant toujours de ces " EJECT!" à répétition, avant de se couper d'elle même. Voilà ce qu'il en coutait de dormir dans un hélicoptère en attendant de retrouver un toit. Le soleil venait a peine de monter au dessus de l'horizon d'après ce qu'il pouvait voir à travers la glace du cockpit. Le jeune homme se massa le front en ne s'empêchant de vociférer :

" Merci pour le réveil ! On est plus à la base je te rappelle et c'est pas en me faisant peur que je vais attaquer la journée du bon pied!"

Un bourdonnement sourd lui répondit, tandis que la carcasse de l'engin commençait a trembler et que les voyants s'allumaient partout autour du sorcier. La portière du cockpit se verrouilla tandis que l'hélicoptère prenait son envol. Jensen soupira. Elle était susceptible. Toujours. Il était bien beau de vouloir donner vie a une machine, mais quand on mettait un peu trop de cœur dans le sortilège...ça se ressentait ensuite. Vous pourriez traiter de fou le jeune homme qu'il ne s'en offusquerait pas. Mais quand vous aimez ne faire qu'un avec votre machine, que vous aimeriez connaître ses états d'âmes, son ressenti face à telle ou telle situation, que vous avez la possibilité de réaliser ce rêve en deux-trois incantations... vous foncez !

Jensen ne regrettait pas d'avoir donné vie à l'hélicoptère, entre autre chose, mais certains moments étaient plus délicats... Et vivre en couple avec une machine de quasiment 11 tonnes n'avait pas que des avantages... La situation actuelle en était l'exemple. Oh bien sûr il ne craignait pas pour sa vie ( sa machine voulait rester en un seul morceau comme lui et ne s'encastrerait pas d'elle même dans un immeuble), mais la ballade pouvait durer longtemps avant que la bête se calme. De plus, une machine de guerre russe sur le sol anglais... cela pouvait mal finir si les troupes volantes de sa Majesté venaient à être tenté de leur dire bonjour.
Pour le moment, ils survolaient un paysage de campagne typiquement anglais, tandis que le jeune homme fouillait ses poches en quête de sa baguette, hurlant a la machine pour couvrir le hurlement strident des turbines :


" C'est bon, tu t'es bien amusée ? Et inutile de faire la maligne longtemps, je te laisse jouer pour le moment, mais ma patience a des limites! Alors repose moi et on en parle plus."

La machine ralentit, et Jensen en fut heureux, cela signifiait qu'elle se calmait. Cependant la suite le prit totalement au dépourvu. La portière se déverrouilla subitement et s'ouvrit brutalement, et une force mystérieuse l'éjecta dans le vide. Fort heureusement, sa "bienveillante" compagne avait visée juste et c'est en plein milieu d'un étang, dans un plongeon des plus pitoyables que le sorcier retrouva le plancher des vaches, ou plutôt le monde du silence.
Le réveil à coup d'alarme, le plongeon de bon matin : rien n'aurait pu permettre au jeune homme d'avoir les idées plus claires et c'est en marmonnant des paroles sur rudesse des machines russes qu'il rejoignit la rive, au moment où son hélicoptère revenait se poser doucement, et tout dans la manœuvre montrait qu'elle était fière d'elle, regardant son maître sortir de l'étang du mieux qu'il pouvait, trempé jusqu'aux os. Le regard noir ne la trompait pas : elle avait été un peu loin ce matin. Pour se faire pardonner, les pales de son rotor contrarotatif se remirent en mouvement, le souffle puissant ainsi crée se dirigeant pour sécher le jeune sorcier qui soupira. Elle savait y faire décidément pour faire oublier ses bêtises. Il sourit en posant sa main sur la carlingue métallique :


"Arrête s'il te plait. Je suis sorcier, je peux me débrouiller. N'oublie pas que je sais faire beaucoup de choses seul, tu en es l'exemple."

Alors que le sèche cheveu géant s'arrêtait doucement, Jensen se sécha d'un coup de baguette, puis récupéra des vêtements de sorcier et commença a s'habiller en réfléchissant au programme de la journée. Il savait ce qu'il avait à faire, et la suite des évènements pour sa réintégration dans le monde magique passait par la case rédemption. Aujourd'hui, il devait aller faire un tour au Ministère de la Magie. Il avait trop longtemps échappé à l'autorité et au devoir, il était temps pour lui de revenir sous la justice d'une administration qui avait encore changé depuis son départ d'après ce qu'il avait pu voir dans des vieux numéros de la Gazette trouvés çà et là. Il n'espérait nul clémence. Il devait le faire, point.
Tandis qu'il terminait de se préparer pour faire bonne impression, la machine s'impatientait, et Jensen sentait parfaitement son inquiétude.


"Pas cette fois. Tu ne peux me suivre là où je vais. Reste a l'extérieur de la ville, ne cherche pas a te faire remarquer, je serais de retour rapidement, j'espère."

Un long sifflement de déception lui parvint en retour, mais il ne pouvait céder cette fois-ci. Un garde du corps d'une quinzaine de mètre de long et d'environ cinq mètres de haut ne vous permettait pas d'aller partout d'une, et n'offraient pas les meilleures conditions de discussion. Aussi se dirigea-t-il a pied vers la banlieue londonienne, distante de quelques kilomètres.
Difficile de passer inaperçu avec un tel accoutrement, mais heureusement rares furent les passants qui levèrent la tête vers lui. Jensen se sentait un peu mal à l'aise au départ en se retrouvant de nouveau dans une robe de sorcier, mais au bout d'une dizaines de minutes, il s'en accommoda parfaitement.
Quelques temps plus tard, il arrivait devant la petite cabine téléphonique qui lui permettrait de retrouver le centre névralgique du monde magique. Après une bref descente qui accrue son niveau de stress, il se retrouva dans l'Atrium du Ministère, toujours aussi beau, aussi vaste....et aussi bondé. La mince carrure de Jensen l'aidait beaucoup pour se faufiler vers le centre du hall, mais n'y aurait il eu ne serait ce qu'un mouvement de panique qu'il finirait piétiné.
Soufflant un peu sur les mèches rebelles qui tombaient sur son front, Jensen cherchait désespérément a rejoindre la guérite du gardien, pour se présenter, lui et sa requête. Peine perdue, la foule l'entrainait inexorablement vers les ascenseurs. Aussi se laissa-t-il faire, guettant la moindre occasion de se sortir de ce courant humain. Il en profita pour pour poser son regard sur les différents sorciers qui l'entouraient. Tous étaient plus ou moins chargés : certains avaient des colis, d'autres d'énormes dossiers dans les bras. Un "paquet" attira plus particulièrement le regard bleuté du jeune sorcier. Un petit homme, qui ne semblait pas plus étonné que cela d'être ici, parfaitement calme. Sa tignasse blonde s'agitait au rythme de la démarche de sa mère, qui se dirigeait elle aussi vers les ascenseurs. Les traits du petit garçon lui était quelque part familier, sans qu'il puisse dire pourquoi. Il fallait dire que des petits garçons, il en avait vu a Sainte Mangouste, tout comme des vieux sorciers, pour avoir guérir pas mal de pathologies. Mais ce petit garçon...il ne l'avait pas vu tel quel. C'était une sensation difficile a expliquer, mais il sentait qu'il l'avait connu...mais autrement. Aussi garda-t-il le regard fixé sur lui, tandis qu'il se sentait happé vers les ascenseurs, gagnant du terrain sur la mère qui avançait plus tranquillement.
Puis ce fut le choc, d'abord psychologique. La jeune mère venait de tourner la tête et Jensen ne pu se tromper : ce visage, cette chevelure blonde, ces traits respirant l'amour, la bonté, la justice... Ces yeux qui ne l'avaient pas encore vu mais qu'il aurait reconnu entre mille pour y avoir lu une amitié indéfectible... Eurora se tenait a quelques mètres de lui.
Vient ensuite le choc physique, tout aussi imprévu et violent, mais d'une d'autre manière : complètement paralysé de se retrouver non loin de son amie, l'esprit de Jensen ne pensait qu'a faire demi tour, mais son corps ne cessait d'avancer à cause du mouvement de foule. Dans un réflexe désespéré, ses jambes se bloquèrent mais la foule continua de le presser vers la jeune femme ! Il finit par perdre l'équilibre et s'étala en avant, le souffle coupé par le choc de la chute. Sa baguette sortit de sa manche et roula en direction d'Eurora, alors que des paroles indignées sur sa maladresse montaient tout autour de lui. Mais Jensen ne se préoccupait plus de cela : il fixait sa baguette qui roulait toujours, se dirigeant vers celle qui ne manquerait pas de le reconnaître...
Revenir en haut Aller en bas
Eurora
VIP
Ancien Admin'



Féminin Nbr. de messages: 7313
Spécialité(s) et emploi(s): Permis de Transplanage
Animagus : Louve Grise
Occlumens

- Chercheuse (Spec. Animagus)

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Sam 13 Mar - 9:59

    ##Eurora, sans regarder en arrière, fendait la foule tant bien que mal… En fin de compte, elle avait quand même choisi la mauvaise heure ; à cette heure-là il y avait bien trop de monde dans le hall du ministère et un instant, elle se demanda en combien de temps ils allaient parvenir aux ascenseurs… Y serait-il dans une heure ? Une demi-heure… ? Mais en fait, le moment de la journée qui lui conviendrait vraiment était la nuit, et la nuit c’était fermé… Elle se félicita d’avoir laissé Œil-de-Nuit et Ulann au-dehors ; au moins leur serait-il épargné la foule compacte présente ici. Les bruits de conversations semblaient lui bourdonner aux oreilles. Elle n’était plus habituée, elle qui passait le plus clair de son temps à Poudlard, où bien moins de monde y circulait, et elle préférait de très loin le silence de la forêt interdite à ces bruits incessants présents en ce moment…
    ##Une fois que l’on avait goûté à la Liberté et au silence du vent glissant sur la cime des arbres, laissant entendre son chant aussi doux que la Nature pouvait à la fois être bienveillante et vengeresse, cela faisait étrange d’écouter le brouhaha de paroles incessantes de ses semblables… Et elle savait ce qu’elle préférait.

    ##Et en parlant justement d’Ulann et d’œil-de-Nuit
    ##Tous deux étaient à présent allongés, le museau entre les pattes, attendant le retour d’Eurora, observant de temps à autres les gens qui passaient sans même leur jeter un regard. Ulann releva alors la tête alors qu’une silhouette traversait la ruelle ; son oreille droite se leva, et sans émettre le moindre son il suivit la silhouette des yeux… Étrange. Il ne comprenait pas pourquoi mais il croyait connaître cette personne… La suivant toujours des yeux, il la vit entrer dans la cabine téléphonique, la porte se referma… Ulann s’était décidé un instant trop tard. Il s’était levé, s’était précipité en direction de la cabine sous le regard interrogateur d’œil-de-Nuit qui ne comprenait pas les raisons pour lesquels à présent Ulann se trouvait à gratter le bas de la cabine téléphonique… Conscient de cela, le jeune chien cessa immédiatement sans toutefois bouger d’un poil. Était-ce une fausse impression ou c’était réellement quelqu’un qu’il connaissait ? Le temps de quelque instants, il lui avait semblé le reconnaître à sa démarche, une personne qu’il avait déjà vu, il y a longtemps… Très longtemps… Il n’était qu’un chiot à cette époque. Son instinct de chien lui jouait-il des tours ? Continuant de renifler le bas de la cabine tout en cherchant à reconnaître une quelconque odeur, il ne parvint toutefois pas à déterminer ce qui lui faisait penser qu’il connaissait la personne étant précédemment entré dans cette même cabine. Il se rallongea, vaincu, et demeura sans bouger… Il restera à cette même place jusqu’au retour d’Eurora. Œil-de-Nuit, de son côté, ne parvenait pas à comprendre ce qui avait bien pu lui passer par l’esprit…
    ##Quoiqu’il en soit, lui, ne bougea pas. Tout comme Ulann qui ne quitta toutefois plus sa place de devant la cabine…
    ##Avec un peu de chance, une occasion se présentera peut-être…


    ##Revenons à présent à Eurora
    ##Lohann s’agitait. Pourtant, dès en entrant il était plutôt calme, comme habituellement en fait. Il était presque toujours très calme, très sage… Alors pourquoi cette soudaine agitation ? Il semblait regarder autour de lui, ses grands yeux bleus fouillant tout autour de lui la foule, que cherchait-il ?... Ou était-il tout simplement inquiet qu’il y ait autant de monde ? Ou intrigué ? C’était vrai qu’il n’en avait jamais encore vu autant. Peut-être n’aimait-il pas la foule ?... Ce serait compréhensible, à « crier » comme ils le faisaient… Qui plus est, n’étant pas un enfant « comme les autres » si l’on pouvait dire ainsi, il avait des sens quelque peu plus développés que la plupart… Et il « sentait » plus de choses, avant les autres… Et c’était bien ce qu’Eurora craignait. Avait-il discerné un danger quelconque avant elle ?


    ##Eurora ne comprit pas, et faisait en sorte de se dépêcher d’arriver à hauteur des ascenseurs en moins de temps possible, bien que sa possibilité d’avancée soit plus ou moins restreinte en fonction de la capacité d’espace disponible…

    ##
    En fait, différentes choses se déroulèrent en même temps, ne lui laissant pas même le temps de s’en rendre compte… Tout le monde se poussait, tout le monde était emporté pour ainsi dire dans le mouvement, et bien courageux était celui qui parvenait à aller à l‘encontre de ce mouvement… Tout à coup, Eurora ne comprit pas. Des cris, et des paroles indignées se déversèrent autour d’elle. Les tons des conversations précédemment calmes et enjoués avaient légèrement changé de ton et des yeux, elle rechercha la raison de tout ceci… Qu’est-ce qui provoquait donc ce chamboulement ?... Deuxième chose qui se produisit et qui attira son attention, quelqu’un venait de trébucher et de s’étaler par terre… « Le pauvre », fut sa première pensée… Eurora ne le distinguait pas encore. Toutefois, elle se fraya un chemin et se rapprocha… La foule, indignée, et dérangée dans leur chemin habituellement sans embûches de tous les jours, ne trouvait qu’à manifester leur mécontentement… Ce qui l’énerva au plus haut point, et encore elle ignorait qui était la victime de cette… injustice.
    ##Cela pouvait arriver…
    ##Elle ne le reconnut pas tout de suite et l’eut-elle d’ailleurs reconnu en ce moment, elle aurait sans doute cru à une hallucination dû à son esprit qui avait fini par être vraiment dérangé en conséquence du nombre de ses amis qui disparaissaient et dont elle pensait ne jamais revoir… Que voulez-vous, cela tourmentait l’esprit.
    ##Non, avant tout, malgré les paroles des autres autour d’elle, elle entendit perceptiblement le bruit d’une baguette rouler, rouler, rouler, alors que le jeune homme semblait fixer sa baguette des yeux, appréhendant presque son avancée, et son arrêt… Eurora s’était immobilisée depuis une dizaine de secondes et son regard était lui aussi fixé sur la baguette qu’elle regardait rouler vers elle. Comme au ralenti. Quelqu’un aurait pu marcher dessus, quelqu’un de sans doute trop pressé, mais bien heureusement ce ne fut pas le cas. Sans prendre le temps de s’attarder sur l’individu, désireuse de davantage mettre la baguette en sécurité en ne la laissant pas au sol, elle vit la baguette magique s’immobiliser à ses pieds... Elle esquissa un mouvement afin de se baisser, de ramasser l’objet magique et se relevant, elle avança de quelques pas…
    ##Un, deux...
    ##L’un après l’autre. Néanmoins elle se figea, ses pieds se refusant à avancer davantage alors qu’une intense surprise et une vague émotionnelle s’insufflait dans ses veines... Elle passa du chaud au froid, et inversement. Une sorte de tremblement la prit dû à la surprise qui la glaçait sur place… Elle ouvrit la bouche, la referma, cligna des yeux pour être certaine qu'elle voyait bien… Choc psychologique, Eurora se glaça sur place, comme une paralysie temporaire s’emparerait de nous devant telle ou telle situations ou contextes…

    ##Un instant, les quelques paroles encore consternées qui s’élevaient autour d’elle s’estompèrent progressivement de son esprit et elle esquissa un pas en arrière, pâlissant soudainement, comme s’il lui semblait avoir vu un fantôme… Un fantôme du Passé oui, quelqu’un qu’elle n’imaginait même plus revoir, et certainement pas ici, dans le ministère… Elle rêvait, probablement… Ce n’était sûrement pas quelque chose de réel !
    ##L’intense surprise et stupeur qui la frappa lui fit relâcher la baguette et celle-ci retomba dans un bruit sourd sans qu’Eurora ne s’en rende même compte. En fait, la seule chose qui semblait la ramener à la réalité fut quand quelqu’un la bouscula car elle lui bouchait la passage et il désirait passer par là, forcément : il traînait un lourd paquet posé sur un chariot. Sans un mot, Eurora se dégagea du passage. Les paroles qu’il prononça, quelque peu indignées, ne traversèrent pas même l’esprit d’Eurora, ne parvinrent pas même à aller toucher sa conscience. Comment… Comment… Comment… Comment…

    ##Comment était-ce possible … ? … Un mélange flou d’émotions l’emplissait, allant du soulagement finalement de le revoir, et en vie (ben oui, elle avait déjà suffisamment perdu de personnes comme cela -_-) à une sorte de contrariété qui la gagnait… Depuis quand était-il revenu à Londres ??? … Si elle n’était jamais venue ce jour-là à cette heure là au ministère, elle ne l’aurait même pas vu si cela se trouvait, n’aurait pas même su qu’il était de retour… ?!...
    ##Elle ne savait plus que penser exactement, plus que ressentir. Colère ? Joie ? Soulagement ? Tout se mélangeait en elle. Et le flot incessant de paroles retentissait toujours autour d’elle, mais semblait plus lui embrouiller l’esprit qu’autre chose… Des émotions contradictoires. Et là, c’était du calme dont elle avait besoin. Du calme pour réfléchir, pour essayer de déterminer ce qui était réel, et ce qui ne l’était pas. Il y avait déjà assez de ses pensées qui s’embrouillaient, il n’y avait nul besoin en plus d’une foule qui « hurlait » autour… Une voix à côté d’elle retentit soudainement et la fit à la fois se retourner et sortir de ses pensées…


    ##- Hey, vous ne pourriez pas avancer un peu non ?? Y'a des gens qui bossent ici...
    ##- … C’est bon j’ai compris, vous n’êtes pas si pressé que cela, que je sache…, lui répondit-elle un tantinet agacée tout en lui lançant un regard noir… Et vous pourriez rester poli…, ajouta t-elle entre ses dents à voix plus basse tout en le regardant s’éloigner…

    ##Finalement, se souvenant qu’elle n’avait plus la baguette et que celle-ci était retombée à ses pieds, elle se baissa de nouveau pour la reprendre et se releva ensuite. Cette baguette… Des souvenirs flous heurtèrent son esprit de plein fouet, souvenirs éloignés… La baguette, preuve matérielle que finalement elle existait, que c’était la réalité. Et si cette baguette était vraie, si elle pouvait la toucher, la sentir sous ses doigts… Alors il en était de même pour son propriétaire : lui aussi existait. Vous avez déjà vu un fantôme se servir d’une baguette vous ?... Et en conséquence, il fallait qu’elle rende sa baguette, elle ne pouvait pas la garder quand même, elle devait la lui rendre… Mais pour le moment, elle gardait son attention attachée à l’objet magique, sans pouvoir la détacher…
    ##Un moment… Elle posa ensuite son regard sur lui, et alternativement sur la baguette qu’elle tenait encore dans sa main… Et de nouveau lui…


    ##- Jensen… Jensen Skywolf… ?

    ##Murmure paraissant inaudible, presque irréel… Des mots paraissant sans aucun sens compte tenu du fait qu'elle ne les avait entendu depuis longtemps… Bien qu'il lui semblait familiers, elle eut l'impression que cela relevait d'un autre temps...
    ##Murmure comme pour donner à la scène un peu plus de réel… Essayer, du moins de la rationaliser… Et sa voix tremblait un peu, comme si elle craignait se tromper...
    ##La sonorité qui résulta à son oreille lui parut étrange, tout simplement étrange, comme si cela faisait des années qu’il n’avait franchi ses lèvres et que l’espoir qu’elle ait à le prononcer de nouveau un jour s’était estompé en même temps que cet Espoir s’effaçait peu à peu, laissant place un étrange vide… Un vide, un malaise… C’était impossible, impossible… Pourtant il lui ressemblait… Eurora fut tentée de se pincer l’avant-bras histoire de voir si elle sentirait la douleur, ou non. Si elle ne la sentait pas, alors c’était que tout ceci n’existait pas... Que c’était rêvé.
    ##Allez, rien qu’un pincement…
    ##Mais si elle la sentait… cette douleur, alors…
    ##Cela signifierait que tout ceci n’était pas le fruit de l’imagination…

    ##Lohann, de son côté, avait cessé de s’agiter dans ses bras. Lui aussi avait le regard fixé sur la personne en face d’eux, ne la quittant pas un instant, comme sentant qu’en d’étranges circonstances, il l’avait connu… Et quelles étranges circonstances. Sa naissance.
    ##Eurora n’avait toujours pas bougé et avait laissé retomber son bras le long de son corps, la baguette toujours entre ses doigts, l’ayant presque oubliée. Comme la foule se pressant autour d’elle… Cela pouvait être évidemment quelqu’un d’autre, quelqu’un d’autre qui lui ressemblait étrangement et l’imagination faisant son chemin, elle lui faisait croire qu’elle le connaissait effectivement. Mais non, c’était impossible, tout simplement impossible, quelque chose lui soufflait que ce n’était pas imaginé. Quelque chose au fond d’elle…
    ##Le flot continu émotionnel du début commençait un peu à se disséminer en elle, lui permettant d’avoir les idées un peu plus claires… Non, il y avait quelque chose qui faisait qu’elle était certaine que ce n’était ni le fruit de son imagination, ni un fantôme… Fantôme, cette hypothèse avait d’ailleurs déjà été résolue : c’était la première qui s’était estompée de son esprit. Cela ne pouvait être…
    ##Non, à l’examiner en détails, il semblait pareil que dans son souvenir bien que… Bien qu’il semblait toutefois changé et semblait avoir vécu pas mal de choses. Cela se lisait sur son visage… Mais il n’en demeurait pas moins que c’était indubitablement la même personne, ou alors quelqu’un ayant pris son apparence… Eurora chassa de suite cette idée de son esprit. Non, intérieurement elle savait que c’était bien lui… Et cela expliquait également la soudaine agitation dont avait saisi Lohann un peu plus tôt… Oui. Il l’avait senti avant de le voir que quelqu’un qu’il connaissait se trouvait dans les environs, mais… Il ne l’avait pas vu… Il était trop jeune à cette époque… oO Un moment, Eurora resta indécise… Lohann n’avait pas fini de la surprendre.
    ##Mais un regard ne trompait pas. Et il pouvait dire bien des choses. Quelqu’un pouvait changer physiquement, il conserverait toujours le même regard, la même lueur dans celui-ci… Un reflet était le reflet de âme, et une âme ne changeait pas. Ce regard ne trompait pas. Impossible. Et puis, des cheveux qui ne parvenaient jamais à se coiffer, … Une demie seconde, Eurora faillit éclater de rire en se souvenant… Elle l’aurait fait si elle ne semblait pas, pour le moment, bien incapable de rire tellement elle était tendue. Elle ne pouvait y croire encore mais la personne se trouvant devant elle à cet instant, était bien Jensen Skywolf… L’Amitié, aussi indéfectible soit-elle, ne trompait pas, et par la même le cœur… Il savait des choses bien avant que cela ne parvienne à notre esprit… Et elle pouvait s’endormir, on pouvait croire qu’elle disparaissait, s’évanouissait, comme d’autres choses, mais elle demeurait, et on ne pouvait s’en rendre compte que lorsqu’elle revivait… En silence, elle attendait de s’éveiller de nouveau, et elle s’endormissait juste pour ne pas s’effacer, pour être conserver intacte… Eurora sentit la tête lui tourner lorsque tout ceci remonta en elle, lui faisant tout oublier des quelques reproches lui passant dans l’esprit…

    ##C’est alors qu’elle se retourna soudain alors qu’un nouveau tintamarre avait lieu et que les gens autour d‘eux se mirent à crier et à courir partout, alors que « quelque chose » se précipitait vers elle, suivit par une dizaine de personnes (gardiens ans doute ?- qui courrait après… Eurora se retourna subitement en entendant, en reconnaissant plutôt, l’aboiement d’Ulann… Ul... Ulann ????!!...

    ##Sans doute était-il parvenu à s’infiltrer en douce dans la cabine, en même temps qu’une personne était entrée. Ce fut en tous cas la seule possibilité à laquelle Eurora songea. Quoiqu’il en soit, elle n’eut pas le temps de réagir en quoique ce soit. Ulann s’était frayé un chemin et pilait pile devant elle, tremblant de toutes ses pattes à cause de la foule en fureur qui lui courrait après, comme s’il était un démon fou furieux duquel il fallait absolument se débarrasser… Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase quant la bêtise que pouvait faire preuve les humains.
    ##Alors que ce n’était qu’un chien…
    ##Ses poings se serrèrent. Eurora se planta devant la foule, cachant ainsi Ulann derrière elle…

    ##- Ce chien est AVEC moi… et il n’y a pas l’ombre du démon présent en lui donc vous pouvez retourner à vos occupations… Nul besoin de le traquer comme si un Mangemort Animagi venait de s’introduire ici. Merci d’avance. Je m’en occupe. Et ne craignez pas pour vos vies, nous n’allons pas rester longtemps ici…

    ##Son ton était sans réciproque… Elle était parfois agacée par la bêtise des hommes --' . Quoi c’est vrai, ils avaient tout gâché les retrouvailles avec leurs manières d’agir là… Ses paroles avaient néanmoins fait boule de neige, à croire qu’elle avait appris à gagner en autorité dans le ton de sa voix depuis qu’elle avait acquis le poste à la direction de Poudlard… Car aussitôt, les gens reprirent leurs habitudes. « De vrais automates », fut sa première pensée, « réagissant à la perfection quand on le leur demandait »…
    ##Elle demeura cependant estomaquée par l’autorité qu’elle semblait avoir fait preuve sans le vouloir. Cela l’avait ramenée à la réalité subitement… Néanmoins, lorsqu’elle se tourna à nouveau vers Jensen, tout lui revint d’un seul coup à la figure, lui coupant presque le souffle par cette situation à laquelle en se levant ce matin-là, elle n’aurait même pas imaginée…
    ##Même dans ses rêves dans les plus fous. De toutes les façons, elle n’avait plus rêvé depuis bien des mois… et aucun espoir n’avait été présent dans chacun des rares faits -_- … Mais à croire… A croire que l’espoir pouvait renaître de ses cendres tel le faisait le Phénix
    ##S’il était revenu lui, alors il y avait peut-être une chance pour que les autres reviennent… En tous cas, il ravivait la flamme de l’Espoir.

    ##En fait dans tout cela, Eurora avait complètement oublié la grande nouvelle décidée il y avait de cela des mois, et qui concernait à la fois Lohann, et Jensen… Non pour le moment elle n’y pensait même pas, de même que le ressentiment qu’elle avait éprouvé pendant des mois vis-à-vis de son départ dans donner la moindre nouvelles… Elle n’avait même plus la force de se mettre en colère… Non, à la place c’était un mélange flou d’émotions qui la tenaillaient, mais certainement pas de la colère.
    ##Sur ces pensées-là, elle s’interrogea alors… Pour quelles raisons était-il partit ?... Son départ avait été précipité... Les questions qui l'avaient submergées il y a des mois de cela lui revinrent subitement à l'esprit.
    ##Quoiqu’il en soit, cela ne la regardait et pourtant elle ne pouvait empêcher les questions de résonner dans sa tête… Alors qu’elle baissait les yeux, elle se rendit soudain compte –une nouvelle fois- qu’elle tenait toujours la baguette dans ses mains, la baguette qu’elle avait ramassé, preuve matérielle et irréfutable qu’elle existait réellement… Si elle n’existait pas, elle aurait alors depuis longtemps disparu… Du moins le pensait-elle. Mais elle n’avait plus aucun doute à présent sur l’identité de la personne en face d’elle, et sur son existence : un regard parlait mieux que n’importe quoi d’autres…
    ##Un temps infiniment long semblait s’être écoulé depuis que la foule avait commencé à s’indigner…
    ##Ou alors le temps lui échappait complètement.
    ##Les yeux fixés sur la baguette serrée dans ses mains, elle redressa la tête, posa on regard sur le propriétaire de la baguette, la surprise toujours présente dans son regard à elle… Rencontrant son regard un instant alors que la compréhension s’effectuait, que la Vérité s’imposait à elle. Avançant de quelques pas, son bras se tendit enfin vers lui, lui rendant de cette manière sa baguette. Enfin, après une attente extrêmement longue lui semblait-il.
    ##L’émotion l’étreignait depuis le début, et juste maintenant son regard brillait étrangement, comme s’il ne venait que tout juste de réaliser vraiment quelque chose…
    ##Aucune autre parole pour le moment ne semblait pouvoir, ou vouloir, s’échapper. Ou être dite.

    ##A côté d’elle, Ulann s’était assis, ne quittant pas Jensen du regard et cette fois, déterminé dans son impression de ne pas s’être trompé quant au fait qu’il le connaissait vraiment. Du coup, il était fièrement assis sur son arrière train, aux côtés d’Eurora, satisfait que son instinct était toujours au rendez-vous. Quand même, il était parvenu à berner un humain pour parvenir à entrer dans le ministère même… Il n’en revenait pas ; ce que c’était naïf à un humain parfois. Quant à Lohann, il observait également son… parrain, ses grands yeux bleus et égayés posés sur lui, le regard inquisiteur et le détaillant, scrupuleusement, comme s’il le voyait pour la première fois. Ce qui était exact. Quant à Eurora, elle en avait presque oublié la raison réelle de sa visite ici.




Dernière édition par Eurora le Lun 12 Juil - 10:32, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://laporteverslapoesie.e-monsite.com/
Jensen Skywolf
Poufsouffle
Poufsouffle


Masculin Nbr. de messages: 288

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Mar 16 Mar - 16:16

Sa baguette roulait toujours au ralenti alors que Jensen retenait son souffle, pensant aussi fort que possible *Accio baguette* pour la faire revenir dans sa main. Mais cette dernière implacablement son chemin vers le pied d'Eurora. Se pouvait-il qu'il soit trop rouillé pour lancer un sortilège aussi basique? Non, animer l'hélicoptère avait été une opération magique autrement plus compliqué qu'il avait réussi malgré tout. Il fallait que ses pouvoirs le lâchent maintenant ! * Allez reviens, c'est trop tôt, je ne suis pas prêt...* Voilà qu'il suppliait sa baguette maintenant, désespéré d'affronter ses actes dans le regard d'une des personnes a qui il tenait le plus... Il ne pourrait jamais voir la tempête de colère assombrir le regard océan de son amie... Il ne saurait trouver les mots... La baguette buta doucement contre le pied de la jeune maman, qui ne semblait pas l'avoir encore reconnu pour le moment. Il espérait que cela continue...ou pas. Le mensonge, la fuite, tout cela n'avait-il pas assez duré? Il avait fait un premier pas à l'auberge des deux mondes, il s'apprêtait en faire un second pas ici au Ministère, pourquoi devait il alors fuir devant ses amis ? Il avait briser tant de liens avec son départ précipité, ça avait été d'une telle facilité...comme une fleur trop vite brulée par un gel imprévisible, arrivé trop rapidement... Mais s'il ne faisait pas le premier pas, il ne saurait pas...
Sauf que le premier pas, quand on était allongé face contre terre, sans pouvoir lever la tête vers son interlocutrice tant à cause du poids de la culpabilité que de sa respiration coupée par le choc de la chute... Il ne pouvait voir que les pieds d'Eurora. Les bottes légères dont elle était chaussée lui faisaient face, et disparurent un instant derrière le rideau doré des cheveux de la jeune femme quand elle de baissa pour ramasser sa baguette. Et lentement mais sûrement, les bottes se mirent en mouvement. Un premier pas : il n’osa pas lever la tête, se demandant si rester au sol ne serait pas la meilleure solution . Au deuxième, il se décida néanmoins à se relever, faire face a sa responsabilité. Il s’attendait à un troisième pas vers lui, mais ce fut le bruit de sa baguette retrouvant de nouveau le sol qui lui répondit a lors qu’il peinait a se remettre a genoux, la foule ne l’aidant guère en le frôlant et le déséquilibrant. Entre la foule qui ne demandait qu’à l’engloutir et avec ses jambes tremblantes, il se demandait s’il arriverait à se lever à un moment ou un autre.
Eurora de son côté n’avait pas l’air d’en mener large avec la foule non plus : bousculée dans un sens, puis dans l’autre, elle tenait cependant bon, malgré l’intense choc émotionnel qui se lisait dans ses yeux. Il n’osait la regarder directement sans être mis debout, et il avait encore un genou à terre, lorsque ces mots résonnèrent :


- Jensen....Jensen Skywolf ?

Le bruit des différentes conversation, même s’il eu été dix fois plus élevé, n’aurait pas su masquer ces trois mots, qui résonnèrent aux oreilles du jeune homme comme un jugement. Il se releva lentement mais préféra garder la tête baissé pour le moment, cherchant quoi répondre, par où commencer. Des excuses ? Une explication ? L’histoire était longue... et ses raisons plus que personnelles, il se demandait si quelqu’un pourrait les comprendre. Finalement, il se décida a parler, relevant la tête et balbutiant un vague « Eurora je.... » mais se stoppa en croisant le regard ambré du jeune garçon, qui le regardait avec un calme surprenant, le dévisageant presque. Ce petit avait bien grandi pensa-t-il. Un nom qui semblait surgir d’une autre vie remonta à son esprit, et il ne pu l’empêcher de passer la barrière de ses lèvres :


-Lohann...

Il se souvenait comme si c’était hier de la manière dont ce bébé avait été remarqué , après une lourde intervention sur sa maman. Puis c’était lui qui s’était vu confier la tâche de surveiller cette grossesse hors normes, chose qu’il avait fait avec la plus grande attention, tout du moins l’espérait-il...et puis le jour de l’accouchement était arrivé, avec son lot de surprises. Et ensuite...plus rien.
Jensen avait du partir, encore sous le choc des révélations de sa propre mère, et n’avait plus jamais entendu parler du bébé. Et voilà qu’il contemplait une vie qu’il avait sauvé. Un bébé exceptionnel qui vivait une vie a peu près normal auprès de parents aimants, cela se lisait sur son visage serein. Ou peut être sa condition de semi-vampire lui octroyait un énorme sang froid ( sans jeu de mots xD) malgré son jeune âge. Une chose était sûre : lui l’avait également reconnu, même si le sorcier doutait qu’Eurora lui est parlé de lui.
Jensen entendit alors un long bruit, puis des cris d’indignation, voir de terreur, en voyant débouler un chien qu’il aurait reconnu entre mille, puisqu’il avait été le catalyseur de la rencontre entre les deux pouffys : Ulann. Il l’avait vu encore une fois avant de partir précipitamment, à la cérémonie des Merlins. Il soupira : la présence du chien de le dérangeait nullement, mais si un animal réussissait a se faufiler ici, alors un Animagus pouvait le faire....et tous les Animagis n’étaient pas répertorié, et il était inutile de préciser qu’un Mangemort éviterait de se faire recenser, de peur de se faire découvrir à cause de sa transformation. L’agitation se fit plus intense quand il vit quelques membres du Ministère se diriger vers l’animal qui vient se poser au pied d’Eurora.


- Ce chien est AVEC moi… et il n’y a pas l’ombre du démon présent en lui donc vous pouvez retourner à vos occupations… Nul besoin de le traquer comme si un Mangemort Animagi venait de s’introduire ici. Merci d’avance. Je m’en occupe. Et ne craignez pas pour vos vies, nous n’allons pas rester longtemps ici…

Jensen n’en revint pas : elle qui était autrefois si douce, si aimable, venait de faire preuve d’une autorité sans précédent ? Etait-ce à cause de lui, de sa présence ? Non, il subodorait autre chose, un changement de stature, et il ne s’y trompa pas quand une voix répondit faiblement à la jeune femme :

-Excusez nous madame, la directrice de Poudlard est toujours la bienvenue au Minsitère...

Olaaaa il y avait eu du changement depuis son départ. Il regarda de nouveau Eurora, droit dans les yeux, mais cette fois-ci un peu amusé et surtout fier, toute trace de culpabilité s’étant envolé en l’imaginant travailler dans cette pièce richement aménagée qu’était le bureau des directeurs successifs de Poudlard. Un job bien moins stressant que sa première vie d’Auror, à n’en pas douter. Néanmoins, il venait d’avoir une idée tandis qu’elle lui tendait lentement sa baguette, et qu’il la récupérait sans détacher son regard du sien. D’une formule magique, il fit apparaitre un petit flacon, qu’il déboucha soigneusement, avant d’appliquer la pointe de sa baguette sur sa tempe. Puis il ferma les yeux, faisant remontant tous les souvenirs des derniers mois, tout ce qui avait un rapport plus ou moins éloigné avec son exil. Lorsqu’il eu tout visualisé dans son esprit , il éloigna lentement la baguette, auquel un mince filet d’argent resta accroché. Le filet tournoya dans l’air, avant de se recroqueviller sur lui même petit a petit alors que le sorcier le faisait entrer lentement dans le flacon. Jensen le reboucha avec précaution, puis se rapprocha d’Eurora, le lui tendit en s’inclinant légèrement :


-Le récit d’un sorcier a la recherche de ses origines, et qui dans la folie de son exil, espère ne pas avoir perdu ses amis...Avec toutes mes excuses...Madame la directrice...

Il savait que la Pensine était un des instruments de travail des directeurs de Poudlard. Un souvenir était tellement plus compréhensible qu'un long discours...à condition qu'Eurora l'accepte.
Revenir en haut Aller en bas
Eurora
VIP
Ancien Admin'



Féminin Nbr. de messages: 7313
Spécialité(s) et emploi(s): Permis de Transplanage
Animagus : Louve Grise
Occlumens

- Chercheuse (Spec. Animagus)

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Mer 17 Mar - 22:12

    ##Il lui semblait évoluer dans une dimension qui lui semblait bien inconnue à celle à présent elle s’était habituée… A celle à laquelle son esprit s’était accoutumé depuis bien des mois afin de d’empêcher ce dernier de se morfondre… D’où la raison de ce changement peut-être chez elle, cette attitude… Ce changement de personnalité soudain que pouvait remarquer des personnes qui ne l’avait pas vue depuis longtemps. Comme un caractère se dissimulant derrière un caractère, comme une image se construisant devant une autre, conservant la première dans le secret. Comptait-elle oublier ? Quoiqu’il en soit, elle se voulait forte, et était parvenue à forger un caractère plus fort en quelques circonstances, du moins un caractère lui permettant de dissimuler ce qu’elle voulait… Qui plus est, ce n’était pas pour rien qu’elle était Occlumens.

    ##Certes, depuis qu’elle avait obtenu davantage de responsabilités, au sein de Poudlard par exemple, elle avait dû apprendre à faire montrer de plus de maîtrise de soi et de confiance ; mais cela n’était que le détail qui était parvenue à l’aider… De plus, ces temps-ci, depuis qu’elle et Akshay avaient pas mal de responsabilités et travaillaient dans un lieu différent chacun, … Eurora ne pouvait que ressentir avec plus de poids si cela était possible celui d’une solitude dont elle ne parvenait pas à délimiter les bords… Et elle avait besoin de soutien. Un soutien qu’elle avait retrouvé au sein d’Oeil-de-Nuit, qui semblait la comprendre mieux que quiconque.

    ##Aussi se réfugiait-elle derrière cette sorte d’armure…


    ##Elle avait ressenti de la colère… Il y a de cela longtemps, à présent… De la colère pour cacher en partie son désemparement, sa tristesse... De l’incompréhension, … Mais peu à peu sa colère s’était muée en autre chose. En une impuissance considérable de se sentir désarmée contre ce qu’on lui imposait… Sa colère avait fini par fondre, se fondre en cette impuissance et fragilité qui parfois se manifestait dans la lueur brillante de l’éclat de ses yeux, comme en cet instant. Ou parfois, son regard paraissait éteint… Éteint, comme illustrant l’obscure lassitude de son être…

    ##Se forger une muraille au fond d’elle... Catalyser la tristesse qu’elle pouvait ressentir… Se perdre dans le travail pour ne plus penser à rien de ce à quoi son esprit pouvait être envahi ces temps-ci, entre son frère, des souvenirs du passé qui surgissaient, … et les amis qu’elle perdait. Les mois ayant défilés avaient constitué dans le fait de durcir son caractère, d’amplifier la confiance en elle-même qu’elle voulait montrer alors même qu’au fond, c’était une plaie béante qui se trouvait, une déchirure profonde ne parvenant à cicatriser… Peut-être se faisait-elle elle-même ses blessures, les ayant fait s’aggraver par sa faute, en trop essayant de chercher à les résoudre : peut-être était-ce l’Homme qui se faisait souffrir de lui-même…Peut-être était-il condamné à toujours se faire souffrir lui-même?

    ##Peut-être, mais le fait était qu’il existait deux personnes en elle.


    ##L’une, décidée, prompte, fidèle à ce qu’avant elle avait toujours été, ce dernier fait amplifié cependant par les divers faits divers s’étant déroulés dans sa vie ces derniers mois. L’autre, blessée, incertaine, perdue dans un vaste monde d’où elle ne parvenait à démêler les fils… Les fils d’elle-même… L’une ne comprenait pas l’autre, ces deux parties semblaient bien étrangères l’une de l’autre, distinctes parfois, s’affrontant dans une lutte inégale et ne parvenant à déterminer de vainqueur…
    ##Ou alors, à force d’accuser les coups, elle oubliait jusqu’au simple fait d’être en colère… Lasse, elle préférait se reposer sur la lassitude… Cela reposait l’esprit… « Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout prix »…

    ##Chaque blessure, chaque perte, l’avait en réalité construite, lui avait appris à se forger une autre image d’elle à montrer à la face du monde…


    ##Et c’est pour cela qu’elle s’était adressée à la foule autour de cette voix aussi sûre d’elle, sans réciproque, que tous ne pouvaient que respecter, et reconnaître de son autorité. Chose qu’elle n’avait pas avant. Il n’en demeurait pas moins que la jeune Phenix avait eu tendance à oublier ce que ressentir pouvait bien signifier, en essayant de se forger autrement qu’elle ne l’était. Tout était bon pour essayer de survivre… Et en cela, cela l’avait aidée à se fortifier… mais des cicatrices demeuraient, engrangées par toutes les questions qu’elle pouvait bien se poser. « Quand deux blessures se rencontrent elles se referment l'une sur l'autre »… Ce n’était qu’une question d’empilement, chaque douleur se faisaient l’une sur l’autre, s’empilaient… mais la douleur en demeurait moins vive au fur et à mesure que l’on apprenait à domestiquer cette dernière… C’est alors qu’apparaissait l’Espoir de la Cicatrice.

    ##Elle tourna la tête vers Lohann, une lueur d’attendrissement passagère envahi son regard… Lohann était intelligent, cela elle le savait depuis longtemps et bien plus éveillé à son âge que ne l’était les enfants du même âge… Avait-il deviné qui était-il ? … Avait-il deviné qu’il était… L’avait-il assimilé comme la même personne présente sur cette photo de famille des Aurors datant de l’époque où Eurora en était ? La photo n’était pas cachée, elle n’avait pas cherché à la ranger, comme indécise quant au fait de ranger pour de bon une partie de son Passé dans un tiroir… Un Passé sans aucun doute terminé, un chapitre trop tôt achevé, mais comme n’importe quelle page de la vie qui se devait d’être tournée. Trop de choses déjà de son Passé n’existaient plus, trop de choses, et elle n’avait pu oser la ranger hors de vue, même si observer un par un les personnes s’y trouvant –en particulier les disparus- ne faisait pas guérir la blessure se trouvant au fond d’elle, bien au contraire. Et encore moins faire disparaître cette cicatrice apparue.

    ##Plusieurs fois, comme s’il était conscient du fait qu’il y avait des absences et que c’était l’une des raisons pour laquelle Eurora allait bien sans toutefois que cela n’empêche la présence d’une lueur éteinte au fond de ses yeux, elle le trouvait à observer cette photo… A observer des absents. Eurora avait eu envie à plusieurs reprises de tourner la photo, pour de bon, mais jamais elle n’avait pu le faire. Jamais. Il avait le droit de regarder cette photo, ne lui en déplaise. Il savait que c’était important pour Eurora, alors il semblait aimer observer les personnes « vivants » sur la photographie.

    ##C’était dans ces moments qu’elle sentait en elle la barrière être la plus faible, la plus vulnérable… C’était dans ces moments où elle ne sentait pas la force de retourner la photo, une bonne fois pour toutes, qu’elle se sentait la moins forte. Bien que cela faisait très longtemps que des larmes n’avaient coulé, comme si c’était la dernière des faiblesses, et qu’elle se la refusait pour ne pas tomber plus bas encore. Comme quoi, osez dire que ses amis ne sont ce qu’elle a de plus précieux, et je vous assène un de ces coups de pieds dont vous vous souviendrez longtemps je vous promets… x)

    « Eurora je.... »

    ##L’interpellée l'observa attentivement, sans mots dire. Elle avait l’impression d’assister une sorte de jugement et cela avait la finalité de la mettre mal à l’aise… En tous cas, c’était ce qui s’en ressentait dans le ton de la voix, et une vague de culpabilité à présent ne pût s’empêcher de s’immiscer en elle alors qu’elle avait conscience du regard de Lohann posé sur lui également… En même temps, elle ne demandait pas forcément d’explications… Elle n’était pas le maître ultime du jugement, elle n’avait rien à voir dans ce qui avait pu se passer… Néanmoins, même si elle ne voulait pas se l’admettre, elle désirait cependant en savoir davantage… Jensen s’était interrompu et elle ne saurait probablement donc jamais ce qu’il allait dire, il venait de poser son regard sur Lohann qui le regardait également… Eurora le sentit bouger dans ses bras, comme voulant descendre et agir de lui-même mais pour le moment, elle était bien incapable de bouger en quoique ce soit.

    ##A en juger par son regard fixé sur Lui, Lohann semblait ne pas ignorer qui il était, bien qu’il semblait différent de celui sur la photo qu’il avait observée maintes fois… Jensen. Avait-il assimilé ce nom noté au dos de la photo à l’identité de celui se trouvant en face … ? … S’il le savait, c’était forcément de cette manière car Eurora ne lui avait révélé son nom. En effet, comme si elle avait eu l’impression qu’en prononçant son prénom, elle aurait déterré un vieux souvenir douloureux d’un ami récemment tué dans un combat ou autre, elle avait préféré garder ce nom sous silence, ne pas le prononcer… Même à Lohann qui aurait été pourtant en droit de le connaître étant donné… étant donné ce qu’il était pour lui. Enfin, d’un sens, il ne l’était même pas officiellement. Donc, peut-être n’était-ce pas nécessaire de le dire ?

    ##
    … Ce n’était en définitive que pour elle qu’elle ne lui avait pas révélé. Vous pouvez bien la traiter d’égoïste si vous le souhaitez, Eurora n’en tiendra pas compte ; elle a déjà bien trop culpabilisée comme cela qu’elle n’en tiendrait plus compte… Le fait était qu’elle n’aurait seulement pas pu accepter de le prononcer, comme si le garder sous silence signifiait garder un souvenir heureux et vivant de sa personne… Et à contrario, le ton avec lequel elle l’aurait prononcé aurait signifié l’enterrer, l’enterrer définitivement dans le souvenir…

    ##Néanmoins, Lohann savait qu’il avait un parrain, loin de là… Eurora le lui avait dit. Elle ne lui avait pas tout cacher non ; peut-être la culpabilité y avait-elle aidée. Peut-être s’était-elle sentit obligée de lui dire une partie de la vérité…Elle lui avait dit qu’il était partit dans un long voyage, au bout du monde, peu après sa naissance, et qu’elle n’avait plus de nouvelles depuis. Les derniers mots, d’ailleurs, avaient eu beaucoup de mal à sortir d’entre ses lèvres… Il était par conséquent au courant de l’existence d’un parrain, mais pas de son identité. Quant au fait qu’il avait peut-être deviné… ?

    ##Eurora ne lui avait pas menti. Pas entièrement… Il n’y avait pas de mensonges non, elle avait simplement caché à Lohann une partie de la Vérité. Et pourtant, Lohann ne semblait pas l’ignorer…
    ##Quoiqu’il en soit, Eurora ne savait plus si c’était une bonne idée d’annoncer cela à Jensen ? Et comment le lui dire… Maintenant qu’il était de retour, et qu’il était là en face, était-ce une bonne idée ?… Elle ne savait pas…

    ##C’est alors qu’il prononçât un mot auquel elle ne s’attendait pas… Un mot qu’il ne devait pas avoir prononcé depuis ces derniers mois, et encore, il n’avait pas eu le temps de l’entendre beaucoup à la naissance de ce dernier… Et pourtant, il s’en souvenait.

    ##Comme quelque chose d’indélébile qui restait dans la mémoire…


    -Lohann.....

    ##…Son regard se tourna de nouveau Jensen, croisa son regard ; enfin pas tout à fait étant donné que le sien était posé sur Lohann ; donc le regard d’Eurora croisa par procuration celui de Jensen xD. Ce simple mot eut pour effet d’achever de la convaincre, de la laisser prendre la décision finale. Si, il avait le droit de savoir. Mais pas tout de suite. D’un, ce n’était pas l’endroit approprié. Et de deux, elle n’allait pas tout lui assener d’un coup, le pauvre…

    ##Quoiqu’il en soit, si Eurora n’agissait en rien pour le moment, Ulann, lui, était déterminé à ne pas rester en place à prendre racine… Il s’approcha de Jensen, d’un pas sautillant et content comme s’il retrouvait un vieil ami !


    ##Concernant cette histoire d’animagi, cela ne pouvait être de toute les façons, car même un mangemort Animagi devait être référencé, et il l’était par le fait même qu’Eurora était l’un des formateurs avec Zhaddryen, membre de l’Ordre également. Et chaque nouvel Animagi passaient forcément par l’un deux… Par conséquent, toutes formations pour être Animagi, et tous Mangemorts Animagis, était de sa connaissance, et était référencé au ministère.

    -Excusez nous madame, la directrice de Poudlard est toujours la bienvenue au Minsitère...

    ##Voix plutôt faible, plus que la sienne qui avait été forte, respectueuse… comme l’on s’adresse à la hiérarchie en quelques sortes. Elle se retourna vers celui lui ayant répondu ceci, surprise un instant par le qualificatif qu’il lui avait donné, mais se souvint ensuite qu’elle était effectivement la directrice de Poudlard… L’apparition de Jensen, réapparition plutôt, semblait l’avoir plongée pendant dix minutes environ dans une torpeur telle qu’elle en avait oublié presque qui elle était actuellement, cette torpeur semblant l’avoir replongée dans un temps presque oublié... La faire revenir des mois auparavant, alors qu’elle n’était que la simple Directrice de sa très chère et vénérée Maison, Poufsouffle. Une lueur amusée, et cependant fière (Eurora eut bien du mal à se convaincre que ça l’était en effet), apparut dans son regard ; A contrario, Eurora avait davantage envie de pleurer … mais des larmes d’émotion. Bien différentes de celles étant déjà tombées bien des fois ces derniers mois. Pour la première fois depuis longtemps, l’envie était la plus forte, comme si l’émotion était à son paroxysme en ce moment présent.

    ##*Et oui, j’ai changé, beaucoup de choses ont changé. Et c’est beaucoup pour un seul être humain*. À présent elle était directrice de l’école qu’elle avait considérée longtemps comme sa seconde maison, et qui l’était encore d’ailleurs. Les temps changeaient, les choses avançaient, des êtres disparaissaient, des secrets finissaient par se dévoiler… Il n’en restait pas moins que fort heureusement, des choses demeuraient.

    ##Cela faisait étrange, de le revoir… Alors même qu’elle avait commencé à mettre cette partie de sa vie de côté, se disant que cela ne servait à rien de remuer le Passé s’il n’y avait plus aucune chance qu’il ne revive, alors même qu’elle se disait cela, il réapparaissait…
    ##Cela faisait étrange… Comme si soudainement Eurora venait de se réveiller d’un rêve particulièrement étrange et incompréhensible. La même torpeur l’habitait.


    ##Elle ne comprit pas immédiatement ce qu’il avait l’intention de faire et elle l’observa porter l’extrémité de sa baguette sur sa tempe, ne comprenant toujours pas… Pas avant du moins qu’il ne commence à sortir un filament argenté de sa tête… Un filament … Des souvenirs… La révélation se heurta à Eurora… Et elle sentit sa main trembler, celle qui tenait sa baguette habituellement… Elle ne savait pas, elle ne savait plus. Elle voulait depuis des mois savoir, et là… L’incertitude la rongeait. Elle ouvrit la bouche, mais la referma sans parler, se contentant de l’observer. Après qu’il l’eut mis les filaments argentés dans un petit flacon fait précédemment apparaître, il se rapprocha et le lui tendit…
    ##Mais Eurora ne bougea pas, incertaine du fait si elle voulait vraiment savoir, en fait… Et s’en sentait-il obligé ? Ou le faisait-il de son plein gré ?... Elle ne voulait forcer personne, … Le voulait-elle vraiment ?...


    -Le récit d’un sorcier a la recherche de ses origines, et qui dans la folie de son exil, espère ne pas avoir perdu ses amis...Avec toutes mes excuses...Madame la directrice...

    ##…. Qu’était-elle donc censé faire là ?... Prendre le flacon, ou pas, évidemment… ? Encore faut-il qu’elle se décide… Alternativement, son regard passa de Jensen au flacon, et inversement… A plusieurs reprises. La seconde partie la troubla cependant davantage ; cela dû se voir dans son regard à n’en pas douter même si elle fit tout pour le cacher… « Perdu des amis », elle n’osait pas même oser penser à ce mot… D’un certain côté, c’était elle qui pensait les avoir perdu…l’avoir perdu, mais perdu dans le sens le plus tragique qui soit… Perdu seulement dans ce sens… Le cœur, lui, n’oubliait pas malgré ce que l’on voulait lui laisser entendre…

    ##- Je… Je ne sais pas… Tu n’es pas obligé, si tu n’le veux pas… Je comprends que l'on est des secrets et respecte ceci…

    ##Toute maîtrise soudaine de sa voix avait disparu… Le ton avec lequel elle avait précédemment parlé aux employés du ministère, avait semblé fondre comme glace au soleil… Son ton était hésitant, beaucoup moins sévère certes et … plus confiant d’une certaine manière, plus amical, et aussi émotif. Devant ses vrais amis, seul elle se découvrait. Devant ses vrais amis, elle n’avait plus peur de rien. Avec un léger rire, certes un peu rauque car cela semblait faire des dizaines d’années qu’elle n’avait ri, elle répondit en secouant la tête…

    ##- … Madame la Directrice … Depuis quand mes amis m'appellent ainsi ... ? C’est seulement professionnel…Et j’ne suis pas en visite officielle aujourd’hui en tant que « Directrice », mais seulement… Seulement Eurora...

    ##*Seulement Eurora… Juste Eurora, rien d’autre, je suis seulement Eurora…* Comme si elle voulait se convaincre de son identité, de son existence… Elle ajouta ensuite tout en parcourant la foule du regard, s’arrêtant sur quelques-uns, puis revenant terminer son tour d’horizon sur Jensen

    ##- Sauf pour eux. Je ne demeure et demeurerai que la Directrice de Poudlard, en effet... Seulement pour eux, qui ne me connaissent pas...

    ##…Mais cela mettait une certaine distance, encore plus considérable que lorsque deux amis avaient longtemps été loin l’un de l’autre… -_-' N’y avait-il pas eu suffisamment de distance comme cela ? … Ne détournant pas les yeux des siens, afin peut-être de signifier de la sincérité de ses paroles, elle prononça les mots qui suivent… Confortée par ce dernier, dans ce dernier, par ce regard, sincère et profond. Il lui semblait retrouver le regard d’un ami, le soutien. Rien que cela, rien que le regard de la véritable Amitié avait le pouvoir suffisant de réchauffer un cœur meurtri, un cœur gelé par les douleurs et les larmes qu’il avait pu endurer jusqu’alors.
    ##Rien que cela… Et c’était beaucoup. Elle avait besoin de ses amis, plus que tout au monde. Sans eux, elle avait l’impression d’errer continuellement. Sans amis pour nous accompagner le long du chemin de la vie, seule une amère et triste solitude nous hante continuellement corps et âmes…

    ##- Je n’oublie pas ce que l’on fait pour moi… Je n’oublie pas mes amis, je ne t'ai pas oublié sinon comment expliques-tu que je me souvienne de ton nom ?… Tu étais simplement très bien rangé... au fond de moi. Je n'oublie pas ce qui est important pour moi. Jamais. L'Amitié en fait partie... Malgré ce que l’esprit veut nous faire croire, il demeure que le cœur est toujours celui qui ait raison, et c'est lui qu’il faut écouter… Je n’ai cessé de l’écouter, même si cela est parfois le plus difficile... Néanmoins, est bien faible celui qui cède à la facilité, dont l’oubli fait partie… Et un exil n'est pas fou, si la raison en est valable et primordiale pour la personne... ! Et c'est important de connaitre ses... o... origines. (le dernier mot eut bien du mal à passer dans sa gorge mais y parvient tout de même...).

    ##*J'ai simplement eu peur de te perdre...Est-ce vraiment de l'égoïsme? N'est-ce pas légitime?... S'il te plait rassure-moi, c'est normal n'est-ce pas ?*… Semblait dire, hurler son regard alors qu'une lueur étrange semblait y briller ...

    ## Est bien faible celui cédant à la facilité...Tandis que chaque souffrance forge un être, forge son caractère. Alors pourquoi céder et préférer l’oubli au fait de poursuivre son chemin et aller au devant de ce qu’il doit découvrir, par exemple… En cela, elle comprit pourquoi il avait dû partir… Si cela avait dû être elle, si elle avait été à sa place et qu’elle-même avait dû quitter un temps sans savoir quand revenir, afin d’aller à la recherche de ses parents d’origine ?... Si son frère n’avait été là et lui fournissait pour ainsi dire tous les éléments, (préférant la protéger au péril de sa vie) alors il aurait bien fallu qu’elle parte… Comme lorsqu’elle la seule fois où elle avait quitté l’Angleterre pour essayer de retrouver sa mère et sa soeur qui avaient été enlevées… Elle avait bien dû partir
    ; personne ne le pouvait à sa place… Certaines choses ne pouvaient être résolues que par nous-mêmes, des choses que nous devions découvrir, pour nous permettre d’avancer, et qui sait de changer la vision du monde que l’on avait… Comprenant cela maintenant, Eurora baissa les yeux quelques instants, regardant ses pieds, honteuse que durant des mois, elle n’avait songé qu’à elle, au fait qu’il était partit sans laisser la moindre trace, la moindre nouvelle. Elle avait été égoïste, oui. Et elle s'en voulut maintenant. Puis, reprenant position dans son esprit elle releva les yeux, tentant de ne pas montrer le trouble qui l'avait saisie…

    ##Ne restait plus qu’à décider… Accepter ce flacon offert à portée de mains… offert à portée de connaissances ?... Ou refuser et préférer demeurer dans l’ignorance, car après tout cela ne la regardait en rien, et elle n’était pas obligée de tout savoir… Que faire… ? Alors qu’elle avait voulu connaître tout cela durant des mois, la voilà à présent dans l’incertitude. Était-ce de la peur d’apprendre tout ?… Il y avait tant de questions qu’elle se posait à son propos, qu’elle voulait au moins avoir la réponse à l’une d’entre elles… Au moins…
    ##Du plus loin qu’elle s’en souvenait, elle l’avait trouvé dès le départ comme quelqu’un de très mystérieux ; cela se voyait par-delà même son regard… Elle voulait braver cela et amorcer une brèche dans la barrière qui s’opposait à elle. Et la seule manière, était d’accepter les souvenirs…
    ##Eurora leva une main, la tendit vers le flacon, sûre et pourtant incertaine. Contact furtif, bref avec la main de son ami. Ses doigts touchèrent ensuite le flacon, se refermèrent sur le verre froid…
    ##... L'impression de tenir entre ses mains le passé de son ami, comme si sa survie -celle des souvenirs- à présent ne dépendait que d'elle... Il lui semblait qu'elle avait une responsabilité de plus à portée de mains, et pas des moindres... La plus lourde, la plus importante...


    - Je suis contente que tu sois revenu. Regard sûr, fier, sans lâcher son interlocuteur des yeux où deux océans bleus se mélangèrent...

    ##Que les mots pouvaient être bien faibles parfois, bien faible pour exprimer la profondeur de sentiments de quelques sortes qu'ils soient. Eurora trouva sa phrase ridicule, tout simplement ridicule ... Mais la voix nouée de sanglots et d'émotions, elle ne pouvait plus guère dire autre chose pour le moment que d'exprimer la plus simple vérité qui puisse être : A savoir qu'elle était contente de le revoir, qu'elle n'était pas fâchée car chacun avait ses raisons de disparaitre ... Evidemment, il aurait pu manifester son retour avant ce jour, mais à présent, elle avait oublié tous ses ressentiments... Tentant de bouger, de faire un geste, de sortir de son immobilisme, elle s'exhorta à bouger ses doigts, à baisser les yeux vers le petit flacon contenant ses souvenirs. Elle raffermit la pression sur ce dernier, releva son regard et une lueur déterminée errant dans celui-ci, elle ajouta en jetant un coup d'oeil à son fils puis retournant le regard vers Jensen en prononçant d'une voix sûre et pourtant plus tremblante ...

    - J'ai... Moi aussi beaucoup de choses à te dire ... Enfin, nous avons quelque chose à te dire... Quelque chose de très important pour moi ... J'espère que tu accepteras...

    ####Sa voix se brisa entre deux sanglots bloqués dans sa gorge et un instant, elle détourna les yeux, les laissant errer sur toutes les personnes alentours. Les minutes s'écoulaient dans le sablier du Temps... C'était vrai. Eurora était venue voir Akshay presque à la fin de la journée de travail, afin de ne pas le déranger. A présent, pas mal de monde se préparait à quitter leur lieu de travail, et le hall était bien moins rempli que quelques minutes auparavant. L'heure d'affluence était passée. Combien de temps s'était-il déroulé depuis que le jeune homme devant elle s'était étalé par terre de tout son long ? Elle n'en savait rien. Le temps semblait s'être suspendu. Le Temps n'était d'ailleurs même plus aussi important qu'avant.

    ##- ... Mais pas ici, il y a trop de monde... Après. Ajouta t-elle tout en reportant ensuite son regard sur son ami en essayant de juger à la lueur de son regard si ce qu'elle y voyait était positif ou négatif en faveur ou non de ce qu'elle brûlait de lui annoncer, espérant qu'il accepte Lohann comme son filleul. Son coeur battait fort dans sa poitrine, elle le sentait. A la fois c'était une volonté de le lier à sa famille, de le garder près d'elle... Enfin, près d'eux, et à la fois un gage d'amitié, de confiance... Puis, sans prévenir, les digues cédèrent, laissant une mer houleuse s'engouffrer et déverser toute la tension qu'elle avait accumulée ces derniers mois, alors que l'inquiétude ne cessait de la nouer, de la tirailler. Ses yeux se mirent à briller. Une première goutte d'eau salée coula sur ses joues ; goutte qu'elle chassa d'un revers de main en détournant le regard, clignant des yeux à plusieurs reprises pour chasser les larmes de ses yeux. Cependant les digues avaient cédé et elle ne pourrait empêcher bien longtemps les larmes de s'échapper... Il fallait qu'elles s'échappent d'ailleurs !! Elles n'étaient que libération, que soulagement ! Mais pas ici, non. Il ne fallait pas lâcher ici. Au fond, elle n'était que faible. Voulant se montrer toujours forte, cette force n'était qu'une infime partie de ce qu'elle était en réalité. Sa volonté n'était pas bien forte en cet instant et malgré tous ses efforts, elle ne put chasser entièrement les larmes de ses yeux. Elle voulut s'avancer, faire quelque chose mais elle s'abstint et demeura immobile un instant, à l'observer. A la place elle acheva sa phrase, la voix plus faible qu'au début alors qu'elle avait voulu se donner de la contenance. Un semblant de contenance. Devant son ami, elle semblait à présent désarmée. Comme si elle venait de retrouver une partie manquante de sa vie, - manquante d' elle-même -, et qu'elle cherchait à tous prix l'emplacement où la rattacher à elle pour retrouver son entièreté.

    ##- Et puis, il y a le temps, maintenant... N'est-ce pas ? Tu ne vas pas t'évanouir de si tôt dans la nature ?

    Elle se tut, incapable d'en dire davantage pour le moment...

    Cette pensée l'avait vu saisie d'un frisson incontrôlable. Elle l'horrifiait. De nouveau l'incertitude... De nouveau... Non ! Cesse donc de te créer toi-même tes peurs et tes illusions qui, à force de les penser, prennent bien plus d'ampleur que tu ne le crois ! Véridique, crois-moi sur paroles...

    Comme pour se donner plus de témérité qu'elle n'en avait présentement, elle raffermit son étreinte sur son fils qui ne cessait pour sa part de regarder alternativement sa mère, puis Jensen, en proie aux plus extrêmes interrogations et mémorisant chaque détail de la situation.

    Spoiler:
     
Revenir en haut Aller en bas
http://laporteverslapoesie.e-monsite.com/
Mangemort 17
Mangemort


Masculin Nbr. de messages: 449
Spécialité(s) et emploi(s): - Occlumencie
- Legilimencie

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Jeu 30 Déc - 21:18

En guise d'annoncement, seul un vague dans la fontaine de la fraternité annonçait l'arrivée improbable d'un être. Les vagues s'intensifiaient et bientôt débordaient des bords en or massif de la fontaine reconstruite récemment. La chance ne faisait pas partie des atouts d'un Ministère, entravé aujourd'hui pas une incapacité notoire. Bientôt, les statues qui ornaient la fontaine eurent un regard des plus soucieux. Une lueur émergea alors rapidement de la bouche d'une des sculptures. Celle-ci, un maléfice certainement, prit le confort de faire le tour de la fontaine dont l'eau commença à bouillir frénétiquement. C'est à cet instant que la lueur choisit de disparaitre dans les eaux tumultueuses. Quelques secondes plus tard, un homme masqué s'éleva de ces eaux troubles... Les Mangemorts arrivaient...

Rabastan avait choisi la fin de journée, quand le soleil se cachait au loin derrière les montagnes, quand la lune devenait maitresse du ciel et quand les sorciers et sorcières employés par le Ministère rentraient chez eux pour débuter l'attaque. Après tout, en cette journée hivernale, quand le froid engourdissait les corps, chaque employé voulait rentrer chez eux, auprès des enfants rentrés de Poudlard pour fêter Noël... Mais quoi de mieux que de rester enfermer au Ministère en cette soirée de Noël à essayer de combattre des Mangemorts plus remontés les uns que les autres. Pas de cadeaux à ouvrir ce soir, mais une grande fiesta au Ministère de la Magie !

Le Mangemort sortit alors de la fontaine, ne voyant pas grand monde dans le grand atrium. Apparemment, le Ministère avait décidé de ne pas faire d'heures supplémentaires en cette soirée festive. Les seuls mages restant faisaient la file devant les cheminées et n'étaient pas intéressés par une silhouette grise comme la pierre des statues. Il était en effet régulier de voir les statues bouger, cligner des yeux ou encore se frapper à cause d'une mouche qui leur grattait le bout du nez. Cependant, une attaque de Mangemorts ne pouvait passer inaperçue, il y a toujours un gars, flippé comme Flipper le dauphin qui ne pouvait se retenir de crier, hurler, brailler, aboyer, gueuler, s'égosiller quand il voyait un sorcier avec une jolie tenue macabre.

« Haaaa ! MANGEMORT ! »

La petite foule se retourna alors vers la source du cri qui se trouvait derrière 17 car elle provenait des magnifiques ascenseurs, et dans le retournement abusif, la foule croisa le regard intrigant et à la fois sensuel de Rabastan. Pas une, ni deux (ni trois même mais passons), les sorciers s'engouffraient dans les cheminées allumées. On dirait bien que ce soir, certaines chaumières auraient des invités en plus... Pauvres petits employés.

Rabastan, lui, ne pouvait qu'être dépité par le courage grandissant de la population magique. Le pire de tout était d'avoir sonné l'alerte. Mer** quoi, on ne peut plus semer la terreur tranquillement de nos jours ? Il faut toujours qu'un sorcier minable alerte les possibles cibles avant de tomber dans un raide sommeil. Bah oui, vous croyiez vraiment que Mangemort 17 allait le laisser s'en tirer sans séquelles ? Hé ben non... D'un coup de baguette magique, le mage noir avait anéantit tout espoir pour cet employé au crane dégarni, à la voix de femme, de revoir sa petite femme pour le réveillon de Noël.

Ni une, ni deux, il fit apparaitre un grand pilier entre les deux rangées de cheminées. Se concentrant cinq petites secondes, il parvint à aiguiser comme une énorme lance ce pilier en bois massif. De nouveau, il réalisa des exploits en faisant transplaner le cadavre, verticalement juste au-dessus de la lance colossale. Et... d'un coup de baguette stoppa son sortilège pour que l'homme... au ventre rebondissant, s'empale seul, comme lors de la défenestration de Pragues.

« Hé ben voilà... un joli drapeau pour annoncer la couleur ! »
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 50
Mangemort à la retraite


Masculin Nbr. de messages: 430
Spécialité(s) et emploi(s): - Legilimencie

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Jeu 30 Déc - 22:34



Le maître avait parlé d'une sortie. Et quelle sortie. Ca allait être une agréable balade, dans un lieu fréquenté par de centaines de sorciers. Le Ministère de la Magie. C'était la première attaque officielle dans laquelle prenait part 50, mais aux premières impressions, il semblait très à l'aise. Il avait beaucoup étudié dans les bouquins et l'idée d'être soutenu par sa bande d'acolytes le mettait plus à l'aise.

Mais il profitait aussi de cette attaque pour son propre profit. Il y avait, au sein du ministère, des objets que 50 comptait dérober. Et oui, c'était comme ça la vie, profiter des événements pour des intérêts personnels. Si 50 redoutait un truc dans cette attaque, ça serait bien entendu une confrontation directe avec Elle.

Et, pas de peau, elle était de service aujourd'hui.

Pas de peau, elle ne connaissait pas la vérité.

Son masque devait donc bien être attaché. 50 était juste derrière 17. Il adorait être au soutien. Il possédait de nombreuses fioles contenant antidotes, onguents, et même d'autres potions à vous en faire perdre la tête. Mais ça, il n'allait pas les utiliser. Juste en cas d'urgence.

On entendit un cri. Deux cris. Plusieurs cris. Leur sortie de la fontaine n'avait pas été passée inaperçue. Et tant mieux, manquait plus qu'ils ne soient comparables qu'avec des Moldus. Bizarrement, l'eau de la fontaine n'était plus claire. L'alerte était donc déclenchée.

Les employés se défilèrent sous les yeux de 17, de 50 et de leurs confrères. Il n'y avait plus de place libre dans les cheminées, ascenseurs, coins sombres, sous les tables. Non. Tous terrorisés.

50 ne se délecta pas longtemps de ce décor. Il n'aimait pas vraiment l'agitation. Mangemort 17 semblait s'amuser avec un sorcier. Après l'avoir tué, il l'avait empalé sur un pilier qui n'était pas là quelques instants plus tôt. Au moins, les autorités n'auraient pas d'autopsie à pratiquer. Finalement, ils faisaient des économies au gouvernement.

Où aller maintenant? Les Aurors devaient grouiller dans leur bureau, en bas, quelques étages en profondeur. Il serait bien imprudent d'aller leur faire un petit coucou, 50 opta pour un ascenceur au fond de l'atrium, qui revenait, vide.


- Qui m'aime me suive !

Menaçant tout ce qui bougeait de sa baguette magique, il pétrifia un sorcier qui s'était imprudemment caché sous une table. Son sort? 17 s'en chargerait. 50 n'était pas un meurtrier.

Pas encore.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 89
Apprenti sorcier
Apprenti sorcier


Féminin Nbr. de messages: 133
Spécialité(s) et emploi(s): Aucune spécialité enregistrée actuellement.

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Jeu 30 Déc - 23:24

Quelques jours s'étaient écoulés depuis la transformation de la jeune femme. Certes, elle s'était bien intégrée à sa nouvelle famille, mais un peu d'action ne lui ferait pas de mal, histoire de profiter de son nouveau rang, de traumatiser quelques têtes et de se dégourdir les doigts. Son souhait fut vite exhaussé quand 17 vint leur annoncer un attaque surprise au ministère pour les fêtes de fin d'année. Quelle bonne idée! Allons farcir de l'auror!
Sans plus attendre, 89 s'était portée volontaire pour cette mission. Elle avait exprès revêtue de belles cuissardes noires qui allaient très bien avec sa toute nouvelle cape. Elle se sentait à l'aise transformée de la sorte.

Leur chef parti en premier et tous transplanèrent à sa suite. 89 était arrivée juste derrière 17 et 50 dans l'atrium... Le Ministère de la magie, la dernière fois qu'elle y avait mit les pieds c'était pour sa formation de transplanage... Aujourd'hui, c'était plutot pour mettre de l'ambiance qu'elle était venue en si bonne compagnie.

17 avait déjà commencé le travail et avait empallé un gros bonhomme sur une lance. La jeune femme vit la panique autour d'elle, la terreur et l'agitation. Elle en avait la chaire de poule tellement ça l'excitait (pas sexuellement hin! quoi que.. xd). 50 partit en quête d'action un peu plus loin, laissant le Seigneur et 89 seuls. La baguette en main, braquée sur sa prochaine victime, 89 fit léviter une vieille moche toute frisée. Elle s'amusa quelques secondes au dessus de la fontaine avec elle. En haut, en bas, en haut... Sous l'eau, dans les airs, sous l'eau... Une p'tite trempette n'a jamais fait de mal à personne. Après 3-4 bains, la vieille ressortit trempée de la fontaine et tenta de reprendre son souffle, mais en vain.

89 se délecta de la voir dans cet état et ne put s'empêcher de la faire voler jusqu'à la lance taillée par son chef.
ET PAF! La vieille mourut empallée sur la lance avec le gros d'avant. Et de 2! pensa la jeune femme. A qui le tour maintenant?
Tous partaient par les cheminées, et rentraient chez eux paniqués et terrorisés, alors que d'autres descendaient à peine de leur ascenceur et découvraient avec effroi le mangifique spectacle que leur offraient les Mangemorts pour les fêtes de fin d'année.
Revenir en haut Aller en bas
Jenni Aëndal
Poufsouffle
Poufsouffle


Masculin Nbr. de messages: 1002

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Ven 31 Déc - 0:48

La journée avait été longue, au Ministère. Plutôt ennuyeuse, aussi. Des montagnes de papiers, quelques entretiens avec des collègues plus ou moins ennuyeux, et un procès. Ce dernier s'était terminé un peu moins d'une heure plus tôt, au moment où le soleil se faisait plus rouge, avalé peu à peu par l'horizon.

Mateo, sa baguette d'argent à la main, était debout dans son petit bureau, la tête légèrement penchée sur le côté, regardant des papiers accrochés au mur. De temps à autres, il passait sa main dans ses longs cheveux ondulés, puis la reposait le long de son corps grand et mince. Les minutes passèrent. Il réfléchissait. Il se demandait s'il allait rester ici, ce soir là. Certes, boucler le dossier concernant les Êtres de l'Eau n'avait rien de passionnant, mais au moins, il serait tranquille, et il pourrait traiter d'autres sujets le lendemain. De toutes façons, plus rien ne l'obligeait à rentrer chez lui, Allée des Embrumes. Son lit serait vide et froid, comme tous les soirs depuis près d'un mois.

Le silence fut soudain brisé. Une voix retentit derrière Mateo. Ce dernier se retourna vivement, et pointa sa baguette devant lui. Il fut surpris de se trouver nez à nez avec un patronus assez peu commun : Un ours.

- Les Mangemorts. Au rez-de-chaussée.


Puis plus rien. Le sortilège duquel provenait une agréable chaleur se dissipa en un petit nuage bleuté. Un nouvel instant de silence.


Enfin, Mateo sortit son Gallion d'Urgence, inscrivit rapidement "Atrium", et le rangea. Il ouvrit la porte de son bureau d'un geste vif du bras droit, au bout duquel il tenait sa baguette. D'un pas rapide, il traversa le couloir étroit. Lorsqu'il entra dans l'ascenseur luxueux, deux sorciers en robe noire se joignirent à lui. La porte se referma, et ils commencèrent à monter. Le plus vieux des deux hommes s'adressa à Mateo.


- Monsieur Aëndal, souhaitez-vous que nous vous escortions jusqu'à l...


- Le Ministre n'est peut-être pas encore parti. Vérifiez son bureau, et s'il y est encore, défendez-le à tout prix.


Sa voix grave était étrangement calme. Les deux sorciers en robe acquiescèrent, et se retournèrent vers la porte de l'ascenseur. Lentement, Mateo attacha ses cheveux rouge bordeaux.


- Premier sous sol, bienvenue au bureau du Ministre de la Magie.


Les deux hommes sortirent, et la porte se referma. Le Magenmage inspira un grand coup. Une fois de plus, il allait risquer sa vie; au nom de l'Illustre Ordre du Phénix et du Ministère de la Magie, plus haut lieu du Royaume-Uni magique.


- Rez-de-chaussée.


Un simple couloir d'une dizaine de mètres, un sol de pierres et des murs en marbre, s'étendait devant lui. Après, c'était l'Atrium. Mateo, vêtu tout de noir, comme à son habitude - et contrairement à celle des Magenmages, s'avança. Son visage était dénué d'expression. Il resserra l'éteinte de sa main sur sa baguette d'argent, elle-même placée au niveau de son torse. Ses pas résonnaient lorsqu'il avançait.


Lorsqu'il arriva enfin à l'embouchure du couloir, son cœur se resserra. Sinistre tableau. Deux employés empalés sur une sorte de pilier de marbre finement taillé à son extrémité supérieure, de l'eau tout autour de la fontaine, et deux individus vêtus eux aussi de noir, portant ce masque argenté si connu du jeune homme... Autour, les derniers employés du Ministère, encore vivants, s'empressaient de quitter les lieux. Il n'y avait visiblement que le Magenmage qui était prêt à leur tenir tête. Peu importait.


- S'attaquer au Ministère de la Magie relève de la bêtise. Payez pour votre arrogance.


Sa voix n'avait pas changé : Grave et calme. Ni une, ni deux, il visa le plafond, au dessus des Mangemorts.


- Bombarda !


Dernière édition par Mateo Aëndal le Ven 31 Déc - 11:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Mione
Poufsouffle
Poufsouffle


Féminin Nbr. de messages: 1197
Spécialité(s) et emploi(s): Permis de Transplanage

- Ordre du Phénix
- Propriétaire du Magic Cookies



MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Ven 31 Déc - 9:11

Un petit Père-Noël dodu revisité à la sauce magique fusait dans la maison sur un balai miniature, lançant des "Ohohoh" en veux-tu en voilà. Cela avait l'air d'intriguer Jenifaël, alors que Sirius était bien plus concentré sur son biberon. Zhad et lui étaient visiblement en pleine conversation silencieuse et Mione les observa discrètement un moment avant de reprendre la préparation du repas du réveillon. Ce serait leur premier Noël en famille et elle espérait secrètement que ses talents culinaires ne provoquerait pas leur intoxication à tous. Les cookies étaient tout ce qu'elle savait faire d'habitude. Elle avait déniché un vieux bouquin de cuisine spécial Noël sur le Chemin de Traverse, mais la petite sorcière sur les illustrations ne faisaient que contredire sa façon de farcir sa dinde ou de cuire ses marrons. Tant et si bien qu'elle finit par fermer le livre d'un coup sec, provoquant au passage le grommellement étouffé de la perturbatrice. Mais quelques secondes plus tard, un autre bruit étouffé interpella Mione tandis qu'elle s'attaquait à ses petits sablés. Elle glissa sa main pleine de farine dans sa poche et en retira son gallion d'urgence qui brillait de la couleur de Mateo. Zhad en retira un identique de sa propre poche quelques secondes plus tard. Ils se regardèrent tous les deux et presque en même temps, dirent :
- J'y vais. Reste ici avec les enfants...
Un silence suivit. Puis Mione repris la parole précipitamment.
- Zhad, j'ai besoin d'y retourner. Depuis que j'ai été capturée, je n'ai pas pu me frotter à eux. Mais il faut que tu reste avec les enfants, c'est Noël... En disant ça elle savait bien qu'il allait pouvoir répliquer que Jen' et Sirius avaient besoin de leur mère aussi pour Noël, mais... Elle sentait qu'aujourd'hui, c'était à elle d'y aller. Elle se débarrassa d'un coup de baguette de son tablier et de la farine qui la recouvrait et en deux temps trois mouvements, se retrouva prête à partir. Elle ne prit pas la peine de se recouvrir d'une cape. D'après le gallion, l'attaque avait lieu dans l'atrium du Ministère, inutile de se couvrir outre-mesure. Et puis connaissant les Mms, il y aurait comme d'habitude du feu ou de l'eau et elle risquait encore de pourrir une cape... Elle embrassa rapidement son mari et ses enfants et transplana sans plus attendre.

*Au Ministère*

Mione apparu dans un craquement caractéristique à côté d'une des cheminées qui permettait d'accéder au hall du Ministère. Des sorciers et sorcières du Ministère particulièrement paniqués couraient en tous sens, se poussant les uns les autres pour accéder aux foyers des cheminées et elle dû faire un pas de côté pour ne pas être emmenée malgré elle dans un des voyages. Elle en profita pour essayer de repérer Mateo, facilement reconnaissable par sa chevelure. Mais son regard fut immanquablement attiré par une espèce d'énorme pieu en bois qui s'élevait à quelques mètres et sur lequel était empalé deux corps. Elle ferma les yeux un instant, juste pour ne pas se déconcentrer. Les mangemorts l'étonnaient jour après jour dans leur quête de la façon la plus gore de s'amuser.
Deux d'entre eux s'ébrouaient dans la fontaine tandis qu'un troisième pensait pouvoir aller s'amuser dans le Ministère et s'engagea vers un des ascenseurs de l'Atrium. Mione opta pour ce jeune imprudent et le suivit sans signaler de façon particulière sa présence. C'était inutile : Mateo venait d'engager les hostilités en lançant un sort dans le but de faire s'écrouler une partie du plafond sur les cagoulés amateurs de fontaine. Dommage, il était assez joli ce plafond...

Se trouvant sur la gauche du cagoulé, elle visa l'espace le séparant encore de la cage d'ascenseur et prononça :
- Terra soluenta !
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 50
Mangemort à la retraite


Masculin Nbr. de messages: 430
Spécialité(s) et emploi(s): - Legilimencie

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Ven 31 Déc - 16:43

50 s'avançait tranquillement vers l'ascenseur. Il avançait d'un pas assuré, ne sachant toujours pas où il allait aller. Il pensait rester un peu en retrait. Etre au soutien de tous, au cas où il y aurait des blessés... 55, 68 et 99 devaient déjà être en bas. S'il se souvenait bien des plans, 68 devait faire diversion auprès des Aurors (paix à son âme, l'ami !). 50 voulait éviter ce coin, toujours pour la même raison. Et si elle sortait de son bureau, et l'attaquait? Si le masque de 50 tombait? Quelle serait sa réaction? Non, non, il ne fallait pas y penser.

En aucun cas aller chez les Aurors.

L’ascenseur était tout proche maintenant, le grand Mangemort allait appuyer sur le bouton lorsqu'il s'aperçut, par une extension d'aura dont il était le seul à avoir le secret, qu'une personne s'intéressait à lui. Et ce n'était pas bon signe. Il plongea à gauche juste avant l'injonction.


- Terra soluenta !


Ne pouvait-on pas le laisser tranquille? On ne peut pas se balader tranquillement dans le ministère ! 50 sentit une secousse, deux secousses, puis un mini-tremblement de terre. La cage d’ascenseur était désormais hors d'atteinte. Finalement, contrairement à ce qui a été dit dans mon précédent RP, les Mangemorts ne faisait pas faire des économies à l'état. C'était quoi ce cirque? 17 ou 85 ne devaient pas l'empêcher de passer. C'était 89 qui devait se faire bizuther, pas 50 ! 50 se retourna. Un sorcier en uniforme horrible du minstère apeuré qui se cachait la tête de ses mains comme il pouvait. Un empaillé, mort. Une fontaine aux eaux obscures. Tout ça, ça faisait partie du plan.

Un homme aux longs cheveux. Mateo Aëndal, son ancien maître. Tiens tiens, intéressant. Il allait pouvoir se venger.

50 avait enseigné à Poudlard, l'école de sorcellerie. A l'époque, il était heureux. Mais un jour, 50 avait vu Mateo en plein cours de Botanique, en dehors de la serre. Il n'y avait aucun doute là-dessus, il espionnait. 50 savait que Mateo Aëndal était bien plus qu'un sorcier du Magenmage, il le suspectait toujours de faire partie d'une organisation secrète. Les Horslgood, les Androgino, ou peut-être même les Phénix. Quel qu'il en soit, ce n'était pas bien, surtout la troisième proposition. Pas bon signe. 50, à l'époque où il enseignait à Poudlard, soupçonnait donc Mateo de le tenir à l'oeil. Clélia Skywolf, la directrice, et accessoirement proche de Mateo, avait sûrement flairé le coup en engageant le grand métisse en tant que professeur. Engager son proche pour surveiller 50 devait être pour elle un jeu d'enfant. Se sentant persécuté, 50 s'était enfui.

Pour longtemps.

Aujourd'hui, 50 voulait des réponses. Et la vengeance serait un moyen de les obtenir.

Il y avait aussi une rousse, mais c'est tout juste si 50 lui adressait une attention particulière. Une erreur, il le savait.

L'ascenseur était inaccessible. Le grand Mangemort avait plusieurs options : trouver un autre ascenseur un peu plus loin, ou rester dans l'Atrium aider son seigneur des ténèbres et sa nouvelle recrue.

Et puis, il y avait Mateo.

Levant sa baguette, 50 s'écria :


- Levicorpus.

Une quinzaine de sorciers qui croyaient s'être cachés, en sécurité, furent suspendus par la cheville. à 2m et quart d’altitude. Un peu plus, et ils seraient morts en tombant. Le matricule N# 50 visa, d'un oeil, et aibaissa sa baguette.
Une pluie d'employés stupides du ministère semblait s'abattre sur la rousse aux tremblement de terre. Bien sûr, chaque sorcier qui heurtait directement le sol allait subir une fracture du cou, s'il ne savait pas se défendre. Chaque sorcier qui atteindrait la cible serait épargné, peut-être.
Pour pimenter le coup, il fallait être bien doué pour sauver par magie quinze personnes en même temps. Il est toujours plus facile de détruire que de prévenir.

50 ne se demandait même pas si sa pluie de corps apeurés avait atteint sa cible, il courut vers son ancien Maître.

Une voix reconnaissable :


- Mateo Aëndal, votre petit bureau de Magenmage n'était pas confortable?

50 voulait lire de la surprise dans sur visage. Et ce délecter de ce spectacle.

Les Mangemorts étaient en surnombre.


Dernière édition par Mangemort 50 le Sam 1 Jan - 19:04, édité 1 fois (Raison : Confusion totale : mon alliée s'appelle 89 et non pas 85 !)
Revenir en haut Aller en bas
Krysta Kainulainen
Gryffondor
Gryffondor


Féminin Nbr. de messages: 296
Spécialité(s) et emploi(s): Animagus Renard polaire
Transplanage

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Mer 19 Jan - 8:59

En ce soir de fête, Krysta se sentait plus seule que jamais. La seule personne avec qui elle aurait voulu partager cet instant c'était son compagnon, Hyde, mais il était parti au Japon dans sa famille. Bien sûr elle ne lui en voulait pas, mais la solitude était encore plus pesante car elle n'avait aucune famille vers qui se tourner.
Machinalement, Krysta avait tout de même revêtu une jolie robe courte, bleue avec des volants de tulle noirs et avait chaussé sa plus belle paire de bottes avec des talons de presque 15 cm de haut. Elle s'était également bouclé les cheveux et maquillée subtilement.
Maintenant qu'elle se regardait dans le miroir de sa petite chambre miteuse du chaudron baveur, elle trouvait cela ridicule. Elle était seule et il fallait qu'elle se le mette en tête!
Elle se retourna en soupirant et contempla la table basse sur laquelle se consumaient paisiblement deux bougies d'argent. Il y avait également divers mets que la jeune femme appréciait tout particulièrement et une bouteille de champagne. Tout cela la déprima encore plus.
Elle rangea donc la bouteille de champagne, décidant de la garder pour le retour de Hyde et distribua la nourriture à ses animaux.

-Régalez-vous, vous le méritez bien.
Kirsikka sa petite fée la regarda d'un air interrogateur.
-Ne t'en fais pas Kirsikka, je n'ai pas vraiment faim ce soir...
Krysta s'approcha de la fenêtre pour regarder à l'extérieur: les rues étaient affreusement vides.
"Tout le monde doit-être en famille pour les fêtes" Pensa-t-elle.
Soudain, la jeune femme décida de se ressaisir: il n'était pas question de rester là toute la soirée à se morfondre alors autant se rendre utile!

Elle chercha rapidement quelque chose à faire et décida de se rendre au ministère pour mettre un peu en ordre le quartier des Aurors. Elle était Auror depuis peu et n'avait pas encore vraiment eu l'occasion de faire autre chose que de la paperasse et un peu de ménage, à part les fameux entrainements de Tak bien entendu!
C'était décidé, Krysta transplana donc en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire et se retrouva près des cheminées du Ministère.
Alors qu'elle s'attendait à voir un Hall d'entrée presque désert, un tout autre spectacle s'offrait à elle.
Des gens criaient et tentaient de se sauver ou de se cacher du mieux qu'ils pouvaient. Trois Mangemorts, à première vue, avaient décidé de semer la zizanie et seulement deux personnes tentaient de les arrêter.
Dans un coin, trônait fièrement un pieux avec deux cadavres empalés dessus, tendis que l'un des Mangemorts faisait léviter des sorciers et tentait de les faire tomber sur une femme rousse.


"eh bien, on dirait que j'arrive au bon moment!" Pensa-t-elle non sans une touche d'ironie.

Les battements de son cœur s'accélérèrent et l'adrénaline commençait à prendre possession de son corps, lui ordonnant de bondir en avant. Krysta savait qu'elle se devait d'intervenir et elle profita de l'effet de surprise, et du fait que personne ne la connaissait encore, pour attaquer 89 qui se trouvait non loin de là.


-Terorim! Cria-t-elle en visant le fameux Mangemort.

Krysta voulait lui donner la frousse, elle voulait que le cagoulé ressente ce qu'il faisait subir à tous les pauvres gens présents au Ministère. Pour se donner plus de chances, elle n'attendit pas de voir si le sortilège avait atteint sa cible et enchaîna avec un
Nemicii Ventii.
Une tornade de vents tranchants s'éleva alors et Krysta croisa les doigts, espérant de tout cœur que l'un des deux sorts au moins atteindrait sa cible.
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 17
Mangemort


Masculin Nbr. de messages: 449
Spécialité(s) et emploi(s): - Occlumencie
- Legilimencie

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Mer 19 Jan - 10:58

[HRPG : Désolé du retard mais je n'avais pas le temps d'écrire un RPG à cause des examens. Ils viennent de se terminer donc pour les prochaines réponses viendront dans un délais respectable de ma part.]


Peu de temps après son arrivée, certains de ses collègues mangemorts étaient entrés dans la danse. Une danse assez terrible et qui avait un côté maléfique. Quoi de plus respectable pour les serviteurs des ténèbres ? Soit, un de ses collègue accéléra le pas en direction des cages d'ascenseur, laissant 17 en compagnie d'une des nouvelles recrues. Celle-ci, ayant très bien compris le principe du jeu du pieu (jeu inventé par les Praguois), empala une vieille sorcière qui après tout, méritait une retraite paisible.

"Ha ! Bien joué jeunette !"
lança 17 qui était dans un état second.

C'est alors qu'une tirade digne du théâtre tragique stoppa l'élan euphorique du mangemort. Un homme, à la crinière aux reflets rouges se tenait non loin d'eux. Mateo Aëndal... 17 ne fut pas surpris de le trouver là, après tout il avait été un magenmage respectable et tout le monde connaissait son courage pour défendre ses convictions. Quand ce ne sont pas des élèves dans le Poudlard Express, ce sont des vieux miteux du Ministère de la Magie. Après tout, il y avait un temps pour tout ! Vaguant dans ses pensées, 17 ne se réveilla que lorsque un bruit d'éboulement retentissait dans l'atrium. Que se passait-il ? Devant lui, le magenmage tenait encore sa baguette pointée vers le plafond majestueux du Ministère... La mangemort avait compris, il venait de faire exploser le plafond.

"Ragnarok !" s'écria le mangemort alors que la pierre, les briques et le verre qui constituaient le plafond de l'atrium s'éboulaient sur les deux collègues des ténèbres.

Le mur se plaça à quelque centimètres de la tête de 17 et celui-ci tomba sous le poids des gravas. Il fallait encore tenir quelque secondes, le temps de pouvoir ramper au-dehors du mur invisible. Il était impossible de voir ce plafond magique qui n'était pas plus grand qui table mais qui était capable de protéger les mangemorts.

"Rampe 89 ! Rampe, je ne tiendrai plus longtemps !"


Le mangemort obéit à son Seigneur alors que celui-ci le suivait sa baguette pointée sur le plafond invisible qui tenait une partie du plafond de l'atrium. Enfin, après s'être débattu avec les gravas, il parvint à sortir de sa prison et put se relever alors que 89 partait plus loin afin de s'amuser avec d'autres employés. 17, d'un geste de la main fit s'ébouler le plafond magique et enfin il put apercevoir Mateo qui venait de détruire un monument de grande réputation (qui sera reconstruit comme si rien ne s'était passé bien entendu) qui venait de se faire surprendre par 50, qui apparemment voulait régler des comptes. Il pouvait aussi découvrir que Mione se faisait attaquer par des corps vivants qui pleuvaient du plafond... bizarre... Quoi qu'il en soit, l'ancienne prisonnière des Mangemorts apparaissait maintenant en pleine forme. N'attendant pas longtemps pour voir si l'ex-prisonnière avait réussi à se débattre avec les corps, que le mangemort pointa sa baguette vers la fontaine.

"Aestus Cucurri !"


Une première vague commença à faire sortir les eaux de la fontaine, puis une deuxième plus puissante, un troisième qui prenait de la hauteur et enfin, une énorme vague apparut et déferla en direction de la jolie rousse. Cependant, ce n'était pas la dernière car une demi-douzaine de vagues sortirent de la fontaine de façon offensive...
Revenir en haut Aller en bas
Mione
Poufsouffle
Poufsouffle


Féminin Nbr. de messages: 1197
Spécialité(s) et emploi(s): Permis de Transplanage

- Ordre du Phénix
- Propriétaire du Magic Cookies



MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Lun 24 Jan - 19:03

[HRPG : Je suis affreusement désolée pour le retard. Exams terminés et un peu de vacances, donc je suis de nouveau opérationnelle Wink]

Bon, visiblement, le cagoulé n'avait cure de la présence et encore moins du sort de la sorcière. C'est à peine s'il montra un agacement suite à l'inutilisation soudaine de l'ascenseur qu'il comptait emprunter pour aller dévaster à sa guise. Mione se demanda un instant si elle avait tellement perdu de son charisme ou au moins de sa force en combat pour qu'on lui prête à peine attention. Heureusement, il lui prouva bien rapidement que si, il l'avait bien vu, en lui envoyant tout un groupe de sorciers, directement sur elle par la voie des airs. Il s'agissait certainement de membres du Ministère, peut-être même qu'elle en connaissait certains. Mais à vrai dire, à ce moment précis elle s'en foutait totalement. Elle avait quinze corps qui risquaient de s'écraser sur le carrelage de l'atrium, telle de la bouse de dragon, et elle ne pouvait pas réellement faire grand chose. Aussi, elle fit apparaitre le premier truc qui lui vint à l'esprit, en l'occurrence : un énorme château gonflable. Le genre que les enfants moldus affectionnaient pour sautiller dessus aux goûters d'anniversaire. Une bonne douzaine d'employés atterrirent au centre, tandis que les autres s'accrochaient comme ils le pouvaient aux tourelles et autres ornements. Elle prit à peine le temps de s'assurer qu'aucun n'était parti s'écraser sur le carrelage, pour contourner l'édifice qui trônait désormais sur tout un côté du hall.

Elle avisa l'un des mangemorts de la fontaine qui, à n'en pas douter, l'avait bien vu lui aussi. Il est vrai que faire apparaitre un énorme château gonflable dans l'atrium du Ministère de la Magie était certainement l'une de ses manœuvres la moins discrète. Ajoutons que ça n'avait strictement aucune classe et que les cagoules la placerait peut être dans leur bêtisier des ripostes les plus hilarantes. Passons. Le mangemort qui semblait diriger plus ou moins les opérations l'avait donc vu. Pas de bol. Plutôt que de continuer à s'ébrouer en paix dans la fontaine, il préféra en vider l'eau, par vagues successives et la balancer sur Mione. Décidément, on lui lançait beaucoup de choses ce soir. Alors, à moins de faire apparaitre une éponge géante pour absorber la flotte, chose qui continuerait bien entendu à la couvrir de ridicule, la rousse préféra la jouer classique. Elle se concentra donc pour glacer assez l'eau qui arrivait droit sur elle, de façon à ce qu'elle tombe sous cette forme à quelques mètres d'elle. Malheureusement, elle ne lança pas son Glacio maxima assez rapidement, et même si les vagues se transformèrent tour à tour en énormes cubes de glace, ils se cognèrent les uns dans les autres, faisant glisser irrésistiblement le premier de plus en plus vers la jeune femme. Tant et si bien que lorsque la dernière des six vagues trouva une forme solide, Mione fut percutée de plein fouets par ses propres glaçons géants. Elle tomba à la renverse sous le choc mais s'efforça de se relever rapidement. Rester à terre était rarement une bonne idée.

Là, elle était légèrement en pétard. Déja il faisait assez froid à l'extérieur pour qu'elle trouve ça inutile de se cailler à l'intérieur même du Ministère. Et plus encore, elle avait particulièrement envie de se confronter à son adversaire qu'elle n'avait finalement fait qu'apercevoir.

- Bon, pour l'apéro, je crois que les glaçons sont prêts. Si on passait à la viande, maintenant ? Saignante, de préférence..., lança-t-elle, le souffle encore court.
*Extéo Statiga !* Une seconde après son sort en informulé, elle murmura : Metalo Scencio.

Trois flèches sortirent de la baguette de la sorcière pour fuser en direction du mangemort. Dans le cas où il parviendrait à les éviter, le second sort était sensé faire tomber sur lui un filet de métal. Mione se déplaça latéralement, surveillant l'arrivée éventuelle d'autres cagoules noires. Derrière elle, elle entendait les sorciers et sorcières du Ministère qui avaient rebondi sur le château gonflable se sauver en hurlant en direction des cheminées encore utilisables. Au moins eux, ils pourraient être à l'heure pour le réveillon...
Revenir en haut Aller en bas
Mangemort 17
Mangemort


Masculin Nbr. de messages: 449
Spécialité(s) et emploi(s): - Occlumencie
- Legilimencie

MessageSujet: Re: Rez-de-Chaussée. Atrium...   Mer 26 Jan - 15:05

Ne faisant presque plus attention au combat, le mangemort s'était dirigé de l'autre côté de la direction des vagues, après tout, il risquait lui aussi sa vie face à ces vagues meurtrières. Et puis, l'eau, on peut pas dire que c'est son truc. Il avait toujours détesté l'eau, si bien qu'il allait encore très rarement à la piscine... surtout en hiver. La mer ? N'en parlons pas, le sel était pire que tout et grattait quand on séchait au soleil. Bien sûr, en plus il se devait de mettre un maillot et on va dire, que c'était mal venu d'avoir la marque des ténèbres quand on veut tranquillement se délasser au Sunny Witches Hollidays. Finalement, les eaux marécageuses d'Hollow Bastion étaient très agréables, un petit cocktail à la main...

Soit, en se retournant pour voir quelles étaient les conditions climatiques du côté de son adversaire, il se rendit vite compte qu'un micro-climat polaire frappait celle-ci. Ah, comme s'il faisait déjà pas assez froid dehors, il fallait que la sorcière transforme l'atrium en une sorte de frigidaire moldu, tout ça pour ne pas se mettre en maillot de bain et profiter de la baignade. Apparemment, elle préférait les sports d'hivers !

17 remarqua bien vite son visage devenu tout rouge, certainement à cause du froid... Ou peut-être était-elle furieuse ? Mais pourquoi donc le serait-elle ? Elle ne voulait pas passer son réveillon de Noël en charmante compagnie ? Ah dommage pour la sorcière, elle avait pourtant adorer son voyage dans les cachots d'Hollow Bastion. C'est à cet instant précis, quand la Mangemort esquissa un sourire des plus sadiques qu'il remarqua que Mione parlait toute seule. Il manquait plus que ça, une folle à-lier qui l'attaquait et pas n'importe comment car trois flèches lancées à toute vitesse traversait la pièce du Ministère pour se mettre aux trousses du serviteur des ténèbres. Sans attendre un quart de seconde en plus, il plongea sur son côté pour éviter qu'elles le touchent en pleine face... mais une d'entre-elles, certainement plus intelligente que les autre s'était enfoncée dans sa cuisse.

- Mother fucker !

Le cri de rage du Seigneur des Ténèbres était audible dans tout l'atrium et s'amusa même à résonner quelques secondes, histoire de mettre une bonne ambiance dans ce combat catastrophique. Mais ce n'était pas tout. Alors que le Mangemort était à terre, achever par une flèche dans sa cuisse et d'où sortait du sang encore chaud, un filet en métal tomba raide sur lui, l'empêchant de retirer la flèche et risquant de très peu l'hémorragie.

Bon, il fallait se reprendre, ce n'était pas une malheureuse flèche plantée dans sa cuisse très musclée (ou disons-le) qui allait le mettre à genoux face à la belle rousse. Sans attendre, il pointa sa baguette vers le filet métallique.

- Plasticinum !

Le Mangemort sentit alors le lien du filet se déserrer et petit à petit se transforma en un colosse de métal qui était sous les ordres du mage noir. Il était assez grand, deux bons mètres mais était encore immobile. 17, lui se redressa, le sang coulant toujours le long de sa jambe. Il était temps d'attaquer de nouveau cette ancienne prisonnière qui finalement n'avait pas voulu d'une retraite paisible.

- Personnificatum bellicis !

Le colosse en métal se mit alors en marche attrapant tout ce qu'il pouvait sur son passage pour attaquer le belle rousse qui était de l'autre côté de la fontaine. C'est ainsi qu'une statue représentant un vieux sorcier fut arracher de son socle pour terminer sa course vers le corps de Mione. 17, lui, arracha la flèche qui prenait abri dans sa cuisse et enfin referma sa blessure en formulant un nouveau sortilège. La plaie refermée, il se mit en position de contre, attendant les représailles...
Revenir en haut Aller en bas
 

Rez-de-Chaussée. Atrium...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 4Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Harry Potter 2005 :: ~¤~ Ministère de la Magie ~¤~ :: Le rez-de-chaussée-
L'univers d'Harry Potter est la propriété de la Warner Bros ainsi que de J.K Rowling.
Tous droits réservés sur ce site ©Copyright HarryPotter2005. Affichage optimisé sous Firefox.